Race et Racisme dans “Black Bazar” et “Le ventre de l’Atlantique”

Un des thèmes que Fatou Diome et Alain Mabanckou ont en commun dans leurs romans est la discussion de la race et le racisme. À travers les deux personnages principaux, les auteurs explorent l’expérience d’une personne de couleur venue d’Afrique en France. Dans les deux romans, les protagonistes impliquent une division entre « nous » (les immigrés de couleur), et « eux, » les blanches françaises. Les deux personnages principaux éprouvent et temoignent le racisme. Cela reflète le climat politique et social français, où nous entendons souvent la critique qu’il y a « multiples Frances » (divisés par race et culture) dans le même pays.

 

Quand Diome décrit les gens de Niodior quand ils regardent la télé, elle écrit que, pour la première fois pour beaucoup d’eux, ils pouvaient, « voir les Blancs parler, chanter, danser, s’embrasser, s’engueuler, bref, voir des Blancs vivre pour vrai » (49). Ici, l’aspect fondamental est que « les Blancs » sont un groupe en dehors d’eux et de leurs vies, comme si l’existance des « Blancs » était presque mythique. Diome discute aussi le racisme et cet sens d’aliénation quand elle déclare,

 

« En Europe mes frères, vous étés d’abord noirs, accessoirement citoyens, définitivement étrangers, et ça, ce n’est pas écrit dans la Constitution, mais certains le lisent sur votre peau » (175).

Diome parle du racisme en France en manière très explicite : l’identité primaire d’une personne de couleur en France et sa race. Pas seulement cela, mais le fait d’être noir va toujours catégoriser cette personne de couleur en dehors de la société française, comme « étranger. » Il est dans ce détail qu’on voit du parallélisme avec Mabanckou. Par exemple, quand le protagoniste rencontre son « ex » pour la première fois,  il avait du mal à croire qu’elle n’était pas immigré d’Afrique, mais qu’elle était française, parce que le couleur de sa peau était tellement foncé que, selon lui, elle ne pouvait que être étrangère. Pour cette raison, le protagoniste l’appelle « Couleur d’origine. » Mabanckou, différemment de Diome, explore aussi le racisme entre gens de couleur, une différence qu’on va voir aussi dans les entretiens de Mabanckou et Diome. Pourtant, dans le surnom « Couleur d’origine, » Mabanckou confirme l’idée que être noir dans la société française va, dans beaucoup de cas, classifier une personne de couleur comme « définitivement étrangère, » même si ont est né est grandi en France, comme dans le cas de Couleur d’origine. Nous voyons donc comment la discussion du racisme dans les romans reflète l’idée d’une division entre la société française. On va plus explorer la question du racisme, et comment Mabanckou et Diome l’ont analysé dans leur écriture et éprouvé dans leur vie privé, dans la section sur les entretiens des auteurs

 

Pour en savoir plus sur la race et la racisme dans “Black Bazar,” cliquer ici

 

 

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