Le féminisme

Contexte

 

Il y a des tons féministes dans l’écriture d’Assia Djebar. Mais, pour analyser ces thèmes, on doit reconnaître le contexte dans lequel elle écrit. Entant que femme algérienne qui écrivait et habitait en France, son point de vue est une mélange entre les pensées islamiques et occidentales, en n’embrassant ni l’une ni l’autre complètement. L’Islam rejet les opinions individus en tant que menace, tandis que l’Occident accord la priorité à l’individu. Les romans d’Assia Djebar ont lieu dans la société algérienne, dans laquelle il existe une division des sphères des femmes et des hommes ; les hommes conduit la vie publique, tandis que les femmes sont domestiques et restent derrières des portes fermées. La société musulmane reste comme ça pour que ne pas être infiltrée par les pensées occidentales. En effet, une rébellion féministe est en accord avec l’individualisme puissant de l’Occident.

 

Alors, Djebar essaye de trouver une manière dans laquelle elle peut évoquer les expériences particulières des femmes diverses, tout en garder la notion de l’unité féminine sus ces différences pour rester une force politique assez puissante de représenter tous ces femmes marginalisées. Elle crée des personnages uniques et mis l’emphase sur la mobilité. Bien que l’idée d’une communauté féminine soit nécessaire, il existe le risque de l’homogénéiser et renforcer les stéréotypes, alors elle évoque la singularité. Elle se distancie des classifications générales, en effet elle rejet le mot « écrivaine ». Elle dit :

Je me présente à vous comme écrivain ; un point, c’est tout. Je n’ai pas besoin – je suppose – de dire « femme-écrivain ». Quelle importance ? Dans certains pays, on dit « écrivaine´et, en langue française, c’est étrange, vaine se perçoit davantage au féminin qu’au masculin.

Djebar, A. (2006). CHAPTER THREE: Feminism and Women’s Identity. In , Assia Djebar: Out of Algeria (pp. 80-119). Liverpool University Press 2004 Limited.

Le féminisme : Le pouvoir de la plume, et des exemples dans L’Amour, la fantasia

Si nous examinons de près son roman L’Amour, la fantasia, nous pouvons voir des exemples de ces tons féministes. Assia Djebar parle de son roman en disant qu’elle donne une voix à ses sœurs algériennes qui n’ont pas et n’ont jamais eu une voix. Elle ne parle ni pour ni aux ces femmes, mais avec elles. En faisant ceci, elle montre ‘la nature collective de l’expression féminin’. Cet article explique la manière dans laquelle les femmes révolutionnaires reprennent leurs voix et leurs corps.

 

La voile, le corps féminin, la voix, la langue- tous ces thèmes se mélangent et sont intimement liés. Djebar explique comment elle voit le corps féminin comme une quatrième langue qui est inaccessible aux hommes, et qui les menacent :

“The fourth language, for all females, young or old, cloistered or half-emancipated, remains that of the body: The body which male neighbors’ and cousins’ eyes require to be deaf and blind, since they cannot completely incarcerate it, the body which, in trances, dances, or vociferations, in fits of hope and despair, rebels, and unable to read or write, seeks some unknown shore as destination for its message of love” (Djebar 180).

Djebar elle-même est un bon exemple de cette réserve inexploitée du pouvoir féminin. Elle pourrait avoir être une femme cloîtrée, comme la plupart des femmes algériennes, mais elle avait de la bonne chance, et elle devenait par hasard une étudiante française, et une écrivaine prestigieuse.

Une femme algérienne qui écrit est une chose irrégulière. Une critique dit :

« La femme qui écrit décide donc de se dévoiler, et ce faisant, de s’opposer à sa société. Elle décide de faire émerger, plus ou moins consciemment, son individualité, ses désirs et, avec eux, son corps. Toutefois, dans la culture arabo-musulmane, le corps féminin est exclu a priori du domaine de l’écriture ». (Lisez cet article).

Quand les femmes écrivent d’eux-mêmes, elles exposent leurs pensées, leurs corps et leurs âmes, quelque chose qui était historiquement tabou.

Djebar montre que les femmes peuvent occuper une place centrale dans le nouveau Algérie, l’Algérie après l’Independence. Dans son roman L’Amour, la fantasia, Djebar réécrit l’histoire d’Algérie coloniale avec une perspective féminine, (au lieu de la perspective des colonisateurs). Elle met les femmes dans le centre du roman, elles sont les protagonistes, et essentiellement les seuls personnages développés.

 

[Les deux images sont : « Les Femmes Algériennes dans Leurs Appartements » par Eugène Delacroix en 1834, (au-dessus), et « Les Femmes d’Alger » de Pablo Picasso en 1955, (au fond)]

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Assia Djebar  •   Les guerres d’Algérie  •   L’Amour, la fantasia   •  Ses autres oeuvres  •  La langue française •  Le féminisme   •  La représentation du voile

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