Les Thèmes du Cahier

La Négritude

  • La transformation du mot « nègre », une terme d’abuse, à le mot d’ordre d’un mouvement.
  • Il faut s’accepter comme on est. On ne peut pas aller en arrière et glorifier le passé et l’Afrique : « Nous n’avons jamais été Amazones du roi de Dahomey, ni princes du Ghana… »
  • En redéfinissant ce que signifie être noir et se réapproprier (ou reprendre) le mot “nègre”, il constitue une nouvelle identité qui n’avait pas de précédent.
  • Avec son discours sur le colonialisme, il essaie de trouver quelque chose de nouvelle.
Pour mieux illustrer le processus, regardez, s’il vous plaît, ce dessin de Serge Diantantu :

La Dénonciation du racisme et du colonialisme

  • « Au bout du petit matin » implique la métaphore de la longue nuit de la colonisation présentée comme le règne de l’empire du mal.
  • La réalité de la terre Martiniquaise : elle est belle mais le colonialisme and l’abuses des colonisateurs l’a détruit. Il utilise des mots traditionnellement associé avec le beau comme « la plage de songes » pour contraster ce qu’aurait pu être.
    • « Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliant son grandiose avenir—les volcans éclateront, l’eau nue emportera les taches mûres de soleil et il ne restera plus qu’un bouillonnement tiède picoré d’oiseaux marins—la plage de songes et l’insensé réveil. »
  • Il compare la situation des noirs Antillais aux situations des autres groupes qui ont été marginalisés et maltraités à travers l’histoire. En faisant ça, il fait la même chose qui ont fait les féministes et les abolitionnistes aux États-Unis : l’union fait la force.
    • « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture / on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer / de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir / de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne / un homme-juif / un homme-pogrom / un chiot / un mendigot »

La Violence

  • Il parle beaucoup de la violence contre les noirs et les abuses des colonisateurs.
  • Il utilise la violence dans son langage pour dénoncer la colonisation et ses conséquences

L’insurrection

  • Il incite le lecteur à réagir. En disant et en appelant les stéréotypes de l’homme blanc à l’homme noir, il veut rendre le lecteur en colère pour provoquer une insurrection.
    • « (les nègres-sont-tous-les-mêmes, je vous-le-dis / les vices-tous-les-vices, c’est-moi-qui-vous-le-dis / l’odeur-du-nègre, ça-fait-pousser-la-canne / rappelez-vous-le-vieux-dicton : / battre-un-nègre, c’est le nourrir) »
  • Au débout, il trouve « cette ville plate étalée » et « inerte » et « cette foule qui ne sait pas faire foule cette foule ». La confrontation avec ses propres origines, insécurités, et haine de soi-même, et la confrontation avec le passé lui permettent à inspirer les autres à dépasser leurs identités.
  • Vers la fin du poème, il concilie sa véritable identité et l’identité qui a été imposée à lui par l’assimilation et accepte totalement qui il est et d’où il vient. L’assimilation au style français est l’imitation idéale qui serait une personne française avec la peau noire.
    • « Tenez je ne suis plus qu’un homme, aucune dégradation, aucun crachat ne le conturbe, / je ne suis plus qu’un homme qui accepte n’ayant plus de colère / (il n’a plus dans le coeur que de l’amour immense, et qui brûle) // J’accepte… j’accepte… entièrement, sans réserve… / ma race qu’aucune ablution d’hysope et de lys mêlés ne pourrait purifier / ma race rongée de macules / ma race raisin mûr pour pieds ivres / ma reine des crachats et de lèpres / ma reine des fouets et des scrofules / ma reine des squasmes et des chloasmes / (oh ces reines que j’aimais jadis aux jardins printaniers et lointains avec derrière l’illumination de toutes / les bougies de marronniers !) / J’accepte. J’accepte. »
  • Puis, il va plus loin et parle même du nègre droit et fier. Il fait descendre aux enfers pour guérir les blessures de l’assimilation, mais quand il a fait ça, le peuple peut enfin se tenir debout.
    • « La négraille aux senteurs d’oignon frit retrouve dans son sang répandu le goût amer de la liberté / Et elle est debout la négraille / la négraille assise / inattendument debout / debout dans la cale / debout dans les cabines / debout sur le pont / debout dans le vent / debout sous le soleil / debout dans le sang / debout / et / libre / debout et non point pauvre folle dans sa liberté et son dénuement maritimes girant en la dérive parfaite / … / debout / et / libre/ et le navire lustral s’avancer impavide sur les eaux écroulées. »

Images:

Première image trouvé à: http://megadiversite.com/biographies/140-un-portrait-du-grand-aime-cesaire.html
Deuxième image de la négritude trouvé à: http://hadyba.wordpress.com/2010/07/23/la-negritude-dans-la-sep/
Troisième image trouvé à: http://alhadradigital.wordpress.com/2008/05/16/aime-cesaire/
Dernière image “Merci Papa Césaire” trouvé à: http://www.csa.com/discoveryguides/fanon/visual.php

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Empire and Its Contemporary Legacies