Assia Djebar

Biographie

Assia Djebar est née le 4 août 1936, dans la petite ville de Cherchell sur le bord de la mer en Algérie. Ses parents l’ont nommée Fatime-Zohra Imalayen. Comme jeune fille, elle est allée à l’école primaire où son père s’enseignait le français. Après, elle a commencé à l’école privée avec l’internat près de la capitale d’Algérie pour le lycée. En 1955, Djebar était un des premières femmes qui étaient acceptés à l’Ecole Normale Supérieure à Paris. Son père l’a encouragé de poursuivre ses étudies et d’aller à Paris. Pendant son séjour en France, elle s’est engagée au mouvement de libération algérien et aux grèves des étudiants. La libération était prés de son cœur pour plus de raisons qu’un, depuis que son frère était tenu dans un prison français pendant cette longue lutte.

 

Djebar a écrit son premier roman, intitulé La Soif, en 1957. Il s’agit d’une jeune femme, moitié française, moitié algérienne, qui mène une vie frivole et égoïste. Parce que le sujet est assez controversé, elle avait peur de la réaction de sa famille, surtout son père. Alors, elle a décidé d’utiliser un nom de plume. Elle a choisit le nom « Djebbar », qui veut dire « donnant gloire à Allah ». Mais dans sa hâte, elle a mal écrit, et son nom a devenu « Djebar », qui veut dire « celui qui guérit ».

 

La prochaine année, en 1958, elle s’est mariée avec Ahmed Ould-Rouïs, un mariage qui a finit en divorce plusieurs années plus tard. Elle continuait d’écrire des romans, qui s’occupent de plusieurs thèmes récurrents. Djebar parle souvent du nationalisme, de la libération, des femmes algériennes, de la voile, et de la langue. Elle retourne plusieurs fois à cette idée des femmes algériennes et leur lutte contre l’oppression, leur vie cloîtrée, la découverte de leur voix, et la recherche pour la libération. On peut lire plus sur ce thème et le rôle du féminisme dans ses romans et dans sa vie ici. Elle continuait d’écrire en français, même après la guerre d’Independence, pour lequel elle a reçu beaucoup de criticisme. Elle dit qu’elle « aime et souffre en arabe, et écrit en français ». On peut regarder une petite vidéo ici, dans laquelle Djebar parle un peu sur les deux langues et son choix d’utiliser chacun pour des situations variés. Et on peut lire plus sur le sujet des langues ici.

 

Elle a dirigé deux films dans les années soixante-dix. Le premier s’appelle La Nouba des femmes du Mont Chenoua, fait en 1977, et le deuxieme est La Zerda ou les chants de l’oubli, fait en 1979. On peut trouver plus d’information sur ses deux films ici.

 

En 1980, Djebar s’est mariée avec son deuxième mari, Malek Alloula, un poète algérien. Elle a pris du temps pour concentrer sur sa famille, mais pendant cette décennie, elle a publié deux livres : Femmes d’Alger dans leur appartement, et L’Amour, la Fantasia (résumé ici). Ce deuxième œuvre a gagné le Franco-Arabe Prix d’Amitié.

 

De 1997 à 2002, elle enseignait à l’Université d’Etat de Louisiane, et depuis 2002, elle enseigne le français et la littérature francophone à NYU. En 2005, elle était invitée de devenir un membre de l’Académie Française. Il y a un article dans le New York Times de 2005 qui parle de son acceptation dans l’Académie et sa collection des œuvres.

Il y a une abondance d’information sur Assia Djebar, explorez ces liens pour apprendre un peu plus!

http://voices.cla.umn.edu/artistpages/djebarAssia.php

http://www.english.emory.edu/Bahri/Djebar.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Assia_Djebar

http://www.ambafrance-uk.org/Culture-Assia-Djebar-Algerian

 

 

Assia Djebar  •   Les guerres d’Algérie  •   L’Amour, la fantasia   •  Ses autres oeuvres  •  La langue française •  Le féminisme   •  La représentation du voile

Les contributrices:  Alexandra Brierley, Claire Gilhuly, Julene Latter, Meslissa Moreno, & Emily Yu

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Si vous voudriez citer cette page:

Brierley, A., Gilhuly, C., Latter, J., Moreno, M., Yu, E.: “Assia Djebar.” Global France: Empire and its Contemporary Legacies. Duke University Sites. Blog.

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