Le style et la langage

Alain Mabanckou est bien connu pour son style d’écriture unique. Ses œuvres ont été décrits comme chaotiques et puissants. Il utilise souvent l’humour dans ses œuvres de soulever des questions de race, de sexe, et de l’autorité dans la société. Cela est particulièrement vrai dans Black Bazar, où chaque personnage est en quelque sorte une parodie de lui-même. Mabanckou utilise souvent l’humour pour faire une critique incisive. Puis, il suit les conséquences de ces actions humoristiques et absurdes. Il ne discute pas directement ses commentaires politiques ou sociales, mais il utilise le sarcasme et il utilise ses personnages pour illustrer un exemple poignant.

Verre Cassé est particulièrement remarquable pour sa ponctuation idiosyncratique. Mabanckou tente d’utiliser le français pour imiter les modes d’expression de sa langue maternelle du Congo, comme un moyen de reproduire l’expérience de la tradition orale. En Verre Cassé, le narrateur est paresseux et il ne se soucie pas le style de son écriture. Il n’y a pas les paliers traditionnels dans l’écriture, mais plutôt un long monologue de l’intérieure qui est parfois opaque et toujours creative  Mabanckou utilise des virgules pour séparer ses idées, mais il n’a pas la structure traditionnelle de la littérature française.

Ses histoires sont souvent complexes et désordonné, ce qui reflète l’état des anciennes colonies françaises et l’écart de binaires simples pour définir le peuple congolais. Les caractères sont imparfaites et elles exprimer des opinions inquiétantes de la société. Ses romans sont un témoignage du fait que, pour vraiment découvrir la culture, on doit plonger profondément dans sa complexité.

Mabanckou imprègne des références culturelles spécifiques dans ses textes. Il référence d’autres auteurs, comme Aimé Césaire et Gabriel García Márquez, ce qui rend ses romans dense avec des allusions. Il a également des aspects de sa propre culture, dans les deux sens positif et négatif. Cela est devenu une des principales critiques de Mabanckou, comme beaucoup de ses contemporains estiment que compte tenu de son auditoire, il ne devrait pas représenter sa culture comme portant tellement de défauts. Cela est devenu une grande critique dans le développement de romanciers africains et Mabanckou a refusé d’abandonner ses croyances ou sa capacité à la critique, la satire et de commenter.

Mabanckou écrit ses romans en français. Ils ont été traduits dans d’autres langues, mais il n’a pas encore publié une œuvre majeure dans sa langue maternelle. Au sujet de la langue de ses textes, Mabanckou a dit:

«Ma sœur, j’aimerais voir mes livres traduits en lingala par ceux qui ont une connaissance profonde de notre langue! Mais nos hommes politiques n’ont pas insisté sur l’enseignement des langues africaines dans nos pays, par exemple celui du wolof au Congo ou du lingala au Sénégal, et le vivier de lecteurs n’est pas préparé…»

Son expérience avec les langues a été particulièrement diversifiée. Mabanckou a pratiqué de nombreuses langues africaines, mais il a aussi été fortement influencé par les traditions linguistiques des textes occidentaux. Ce fait est simplement parce que ce sont les seuls qui s’offrent à lui comme un enfant et comme un étudiant. Ces textes sont venus à définir l’espace littéraire en Afrique autant qu’ils définissent ces espaces ailleurs à cause de leur façon dont ils ont été imposées en tant que base de l’éducation moderne. Mabanckou a dit:

First of all, I learned French when I was six. This means that before six I was speaking five or six African languages: Bembé, Lingala, Laari, Munukutuba, Vili, Kamba. I was shocked to see later on that there was no literature in these languages. Nothing is written in Bembé or in Lingala — they’re oral languages. When I was in high school, we first read Anglophone literature. We read Chinua Achebe and Ngugi Wa Thiong’o in an anthology for us in the Francophone world to understand what people from Nigeria, Ghana, and Kenya were writing in English. So I discovered that in Kenya, for instance, you can have great literature in Kikuyu and Swahili. I was frustrated that that was not the case for Congo: my practice of literature is still in the colonial language. I cannot express something directly to my people. . .

Mabanckou aspire un jour publier dans sa langue native, mais pour l’instant, le mépris pour les langues africaines sont un défi permanent à son but.

 

Pour en savoir plus:

  1. Biographie
  2. Black Bazar
  3. Le contexte politique et social 
  4. Ses texts
  5. Comparaisons entre Alain Mabanckou et Fatou Diome
  6. La poésie et la musique

 

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