Harfangs des neiges

Harfang des neiges aperçu sur le rang Ste-Marie, en 2016, pris en photo par Diane Clément.

Et maintenant, une toute autre nouvelle. Apparemment, le rang Ste-Marie héberge régulièrement des harfangs des neiges. Du moins, c’est ce que suggère certains amoureux de la nature, tel que celui-ci, celui-là et celle-ci.

Les recensements

Bibliothèque et Archives Canada a récemment mis à jour son guide de recherche sur les recensements. Bien que les bases de données des recensements de 1825 à 1921 ont été très utiles pour retracer mes ancêtres et reconstruire les terriers, je n’ai toujours pas eu la chance de consulter les énumérations plus anciennes. Je suis curieux de savoir ce qu’on pourrait y trouver.

Adhémar dit St-Martin

La reconstruction du terrier de la côte St-Louis m’a permis de faire la connaissance d’un notaire hors du commun. Après une carrière de commerçant puis de fonctionnaire riche en rebondissements, Toussaint-Antoine Adhémar dit St-Martin a mené durant les dernières années de sa vie, une pratique notariale à Michilimakinack, tout d’abord sous le drapeau britannique et ensuite sous celui états-unien. Je ne sais pas si son greffe a survécu en entire (il n’est pas à la BANQ), mais une copie de l’un de ses actes si: la cession du lot No 455 à la côte St-Louis par un voyageur à son oncle, chez PR Gagnier No 4063.

Complément du plan officiel de la paroisse de Sainte-Scholastique

Jusqu’à aujourd’hui, le Complément du plan officiel de la paroisse de Sainte-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, m’apparaissait contenir une vérité cadastrale absolue. Après tout, ce document officiel était présumément utilisé pour passer du terrier seigneurial au cadastre provincial sans anicroches. La reconstruction du terrier de la côte St-Louis m’a toutefois convaincu du contraire. Le changement de numérotation à l’interface de la première et de la seconde concession — aux alentours de l’intersection avec la côte St-Hyacinthe — est inexact. Plus précisément, les lots 452 à 462 sont au nord-est de la côte, plutôt qu’au sud-ouest (et les lots 716 à 724 sont probablement au sud-ouest). Je m’étais habitué aux erreurs de notaires, mais celle-ci est d’un tout autre ordre!

Marie Rigaud

Le code civil des 18e et 19e siècles laisse relativement peu de place pour l’autodétermination des femmes. Elles sont soit filles, soit femmes, soit veuves d’un homme. Marie Rigaud, fille de militaire, semble briser cette norme en devenant elle-même concessionnaire (plutôt que son mari) d’une terre à la côte St-Louis. Il me faudra consulter l’acte devant le notaire Louis Chaboilliez (du 16 juillet 1796) pour le confirmer, et possiblement beaucoup plus pour commencer à comprendre ce qui a permis une telle chose.

La Grande Côte de Ste-Thérèse

Le prochain terrier d’intérêt sera celui de la Grande Côte de Sainte-Thérèse. L’âge vénérable de cette côte rend le défi de taille. Les obstacles logistiques sont aussi considérables, puisqu’en grande partie les ressources notariales pertinentes ne sont pas indexées par Patrimoine-Laurentides ni numérisées par la BANQ. J’ai tout de même identifié quelques ressources plus générales qui devraient aider à mettre le tout en route, quand les progrès sur la Côte St-Louis seront suffisants.

  • La base de données Parchemin indexe les actes notariés d’avant 1800. L’outil n’est pas disponible en ligne pour des individus, seulement pour les institutions, mais il couvre néanmoins quelques décennies à partir de la concession.
  • La paroisse de Ste-Thérèse a produit plusieurs actes de répartitions:  en 1803, 1826,  1833 et 1867.
  • Le cadastre abrégé de 1861 de la seigneurie de Blainville est disponible sour forme de livre à la Grande-Bibliothèque.
  • Divers cadastres plus modernes sont disponibles à la BANQ-Québec.
  • Les premiers occupants de la Grande-Côte sont listés dans l’article: Claude-Henri Grignon, « Les seigneurs des Mille-Îles sous le régime français », La revue des Deux Montagnes, no 6,‎ mars 1997, p. 21-28.
  • La carte du comté de Terrebonne dans la province de Québec de 1886 liste tous les propriétaires contemporains. Malheureusement, la résolution de la numérisation laisse un peu à désirer.

Jacques Inconnu

En passant à travers les actes de Augustin MacKay, j’ai fait la rencontre de Jacques Inconnu (2 décembre 1831, #780), “enfant naturel connu sous le nom de Jacques Baulnes”, élevé par Jean Baptiste Baulnes et Catherine Léonard, son épouse. Cette formulation choque, mais je n’en sais pas plus sur le personnage pour le moment. Les détails restent à voir.

Projets de paroisse

Une collègue m’a récemment fait réaliser, qu’afin de mener à bien leurs travaux d’infrastructures, au 19e siècle les paroisses faisaient cotiser leurs ouailles. Et afin de taxer ces derniers proportionnellement, un relevé des terres et de leurs occupants était alors entrepris. C’est ainsi que tous les propriétaires catholiques de la paroisse de St-Jérôme  (dont une partie de la côte Sainte-Marie) ont été recensés en 1897, et de même pour Ste-Scholastique en 1824 et 1835 etc. C’est une très belle trouvaille pour reconstruire le cadastre. Toutefois, il y a un petit détail à ne pas négliger. Les protestants (ni les écoles, d’ailleurs) n’en font pas partie! Donc, sur le rang Ste-Marie, pas de William Snowdon, marchand anglican, en 1835, ni de Pierre Piché, évangélique français notoire, en 1897.

Table de répartition des coûts d’emprunts pour la paroisse de St-Jérôme, selon l’acte de répartition du 6 novembre 1897.

Cadastres abrégés

Norbert Dumas, Cadastre abrégé de la seigneurie du lac des Deux-Montagnes, Stewart Derbishire et George Desbarats, Québec, 1861.

Vers la fin du Régime seigneurial, de 1854 à 1861, des cadastres abrégés ont été compilés. Pour la Seigneurie du lac des Deux-Montagnes, entre autres, les originaux sont à la BANQ-Québec, mais le tout a aussi été publié. On en trouve donc une copie à la Grande Bibliothèque. C’est le genre d’ouvrage qui devrait être numérisé, et qui ne l’est pas encore. D’ici à ce que ça se fasse, Patrimoine-Laurentide a néanmoins récemment commencé à intégrer  l’information dans sa base de données et j’en ai fait de même avec mes cadastres. Pour les côtes St-Joachim et St-Louis et pour Belle-Rivière, l’on n’avait pas de ressource comparable pour cette décennie, alors l’opération devrait aider à remplir quelques trous.

Notaires Indexés

Le site Patrimoine-Laurentides vient tout juste d’intégrer à sa base de données des notaires des Laurentides le greffe d’Augustin Dumouchelle. Cet ajout de taille éclaircie finalement plusieurs zones grises de l’histoire de la région. Merci à toutes pour ce beau travail!

Pour célébrer l’occasion, je me suis enrôlé à l’indexage du greffe d’Augustus Mackay. C’est un gros morceau. Louis-Édouard Globensky et lui sont les deux notaires de Sainte-Scholastique qui restent à couvrir pour la première moitié du 19e siècle. Au rythme où je m’y mets, le travail devrait prendre entre deux et trois ans à compléter. Fait marquant: Mackay écrit plutôt mal, mais on s’y habitue à la longue. (Tout comme mes étudiants s’habituent à la mienne, mon écriture.)

Mise à jour du 24 mai 2018: les 500 premiers actes de MacKay sont maintenant intégrés dans la base de données. Par ailleurs, mon père a récemment offert de m’aider.

Mise à jour du 3 juillet 2018: les 1000 premiers actes sont maintenant intégrés!