Maison Abraham-Dubois

La reconstruction des chaînes de titres de la Grande Côte de Blainville confirme qu’il ne reste plus rien de la terre ancestrale. Le lot 18 du terrier de JD Lacroix (lot 101 au cadastre moderne) est en effet aujourd’hui tapissé de châteaux de banlieue. Par contre, à ma grande surprise, une partie de la propriété voisine (au lot 19 JD Lacroix/99 cadastre moderne/331, chemin de la Grande-Côte) est inscrite au Registre du patrimoine culturel depuis 2001! Ce n’est pas évident si la ville, qui en est le propriétaire actuel en prend bien soin, mais la chose mérite certainement d’être explorée davantage.

Grande Côte de Blainville

Un premier brouillon des chaînes de titres pour les terres de la moitié ouest de la Grande Côte de Blainville est maintenant disponible. Avec les riches ressources récemment assemblées, le travail n’a pas été trop ardu. Les titres de concession originaux demeurent un peu nébuleux, mais une journée de plus à la BAnQ devrait résoudre une bonne partie de ce problème.

Harfangs des neiges

Harfang des neiges aperçu sur le rang Ste-Marie, en 2016, pris en photo par Diane Clément.

Et maintenant, une toute autre nouvelle. Apparemment, le rang Ste-Marie héberge régulièrement des harfangs des neiges. Du moins, c’est ce que suggère certains amoureux de la nature, tel que celui-ci, celui-là et celle-ci.

Les recensements

Bibliothèque et Archives Canada a récemment mis à jour son guide de recherche sur les recensements. Bien que les bases de données des recensements de 1825 à 1921 ont été très utiles pour retracer mes ancêtres et reconstruire les terriers, je n’ai toujours pas eu la chance de consulter les énumérations plus anciennes. Je suis curieux de savoir ce qu’on pourrait y trouver.

Adhémar dit St-Martin

La reconstruction du terrier de la côte St-Louis m’a permis de faire la connaissance d’un notaire hors du commun. Après une carrière de commerçant puis de fonctionnaire riche en rebondissements, Toussaint-Antoine Adhémar dit St-Martin a mené durant les dernières années de sa vie, une pratique notariale à Michilimakinack, tout d’abord sous le drapeau britannique et ensuite sous celui états-unien. Je ne sais pas si son greffe a survécu en entire (il n’est pas à la BANQ), mais une copie de l’un de ses actes si: la cession du lot No 455 à la côte St-Louis par un voyageur à son oncle, chez PR Gagnier No 4063.

Complément du plan officiel de la paroisse de Sainte-Scholastique

Jusqu’à aujourd’hui, le Complément du plan officiel de la paroisse de Sainte-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, m’apparaissait contenir une vérité cadastrale absolue. Après tout, ce document officiel était présumément utilisé pour passer du terrier seigneurial au cadastre provincial sans anicroches. La reconstruction du terrier de la côte St-Louis m’a toutefois convaincu du contraire. Le changement de numérotation à l’interface de la première et de la seconde concession — aux alentours de l’intersection avec la côte St-Hyacinthe — est inexact. Plus précisément, les lots 452 à 462 sont au nord-est de la côte, plutôt qu’au sud-ouest (et les lots 716 à 724 sont probablement au sud-ouest). Je m’étais habitué aux erreurs de notaires, mais celle-ci est d’un tout autre ordre!

Marie Rigaud

Le code civil des 18e et 19e siècles laisse relativement peu de place pour l’autodétermination des femmes. Elles sont soit filles, soit femmes, soit veuves d’un homme. Marie Rigaud, fille de militaire, semble briser cette norme en devenant elle-même concessionnaire (plutôt que son mari) d’une terre à la côte St-Louis. Il me faudra consulter l’acte devant le notaire Louis Chaboilliez (du 16 juillet 1796) pour le confirmer, et possiblement beaucoup plus pour commencer à comprendre ce qui a permis une telle chose.

La Grande Côte de Ste-Thérèse

Le prochain terrier d’intérêt sera celui de la Grande Côte de Sainte-Thérèse. L’âge vénérable de cette côte rend le défi de taille. Les obstacles logistiques sont aussi considérables, puisqu’en grande partie les ressources notariales pertinentes ne sont pas indexées par Patrimoine-Laurentides ni numérisées par la BANQ. J’ai tout de même identifié quelques ressources plus générales qui devraient aider à mettre le tout en route, quand les progrès sur la Côte St-Louis seront suffisants.

  • La base de données Parchemin indexe les actes notariés d’avant 1800. L’outil n’est pas disponible en ligne pour des individus, seulement pour les institutions, mais il couvre néanmoins quelques décennies à partir de la concession.
  • La paroisse de Ste-Thérèse a produit plusieurs actes de répartitions:  en 1803, 1826,  1833 et 1867.
  • Le cadastre abrégé de 1861 de la seigneurie de Blainville est disponible sour forme de livre à la Grande-Bibliothèque.
  • Divers cadastres plus modernes sont disponibles à la BANQ-Québec.
  • Les premiers occupants de la Grande-Côte sont listés dans l’article: Claude-Henri Grignon, « Les seigneurs des Mille-Îles sous le régime français », La revue des Deux Montagnes, no 6,‎ mars 1997, p. 21-28.
  • La carte du comté de Terrebonne dans la province de Québec de 1886 liste tous les propriétaires contemporains. Malheureusement, la résolution de la numérisation laisse un peu à désirer.

Jacques Inconnu

En passant à travers les actes de Augustin MacKay, j’ai fait la rencontre de Jacques Inconnu (2 décembre 1831, #780), “enfant naturel connu sous le nom de Jacques Baulnes”, élevé par Jean Baptiste Baulnes et Catherine Léonard, son épouse. Cette formulation choque, mais je n’en sais pas plus sur le personnage pour le moment. Les détails restent à voir.