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Mawa

Pouvez-vous  nous faire un bref résumé sur votre entreprise?

La compagnie Mawa a débuté en Janvier 2005. Pour commencer on a fait des sauces en pots, des sauces aux piments, des sauces Africaines parce que quand je suis venu ici j’ai remarqué qu’il n’y avait pas assez de produits Africains dans les pots/boites. Donc je me suis dit, chaque fois que je rentrais à la maison et j’avais envie de prendre quelque chose pour faire un « shortcut ». Il y avait toujours un problème : Donc un jour j’ai dit : s’il y a de la spaghetti sauce, il doit y avoir moyen de faire de la sauce africaine. Pourquoi ne pas acheter un restaurant, avoir ma propre cuisine, et la journée on vend la nourriture et le soir on fait venir tous les amis à la maison. C’est l’histoire de pourquoi on est là, et pour mon mari qui est de New York, c’est la personne qui m’a toujours convaincu qu’il fallait faire le restaurant Africain parce qu’il n’y avait pas du tout.

Donc j’ai pris les classes qu’il fallait, et c’est comme ça que j’ai commencée. Mon mari était la personne qui m’a toujours convaincu de faire un restaurant Africain parce qu’il n’y avait pas de restaurants Africains.

Nous aimerons savoir plus sur votre parcours personnel.

Je suis venu aux Etats-Unis vers la fin des années 80. Donc je suis venu, je suis allée à NYU. Avant d’arriver ici j’ai fait l’université de Sénégal dans la comptabilité. Donc quand je suis venue ici, j’ai habitée à New York pour l’école, et puis je me suis mariée. Je suis restée et j’ai eu des enfants qui sont maintenant à l’université ici, donc ça fait un peu longtemps que je suis là.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir entrepreneur ou propriétaire dans le commerce et la restauration?

Je pense que ce n’est pas peut-être ce que j’ai voulu faire. Depuis que j’étais petite, j’ai voulu faire de la comptabilité. Mais c’est arrivé à un moment ou le nombre des Africains ont augmentée ici, et il n’y avait pas de restaurant Africain.

Pourquoi avez-vous choisi d’ouvrir votre entreprise ici à Morrisville?

Le choix que j’avais c’était d’ouvrir un restaurant soit à Chapel Hill, soit à Durham, et soit ici a Morrisville. C’est simplement parce que le genre de nourriture qu’on fait ce n’est pas familier avec le reste. Il fallait donc choisir un endroit où les gens voyage, ou ils comprennent un peu de mon idée, et sont ouvert à essayer une nouvelle nourriture. Pour le genre de travail qu’on fait, il faut trouver l’endroit où les gens vont essayer, ou il y a des étudiants…

Comment décrierez-vous le rapport entre votre entreprise et la culture francophone? Est-ce qu’il y a une forte influence de cette dernière sur votre projet?

Je reçois beaucoup de gens qui parle français qui vient ici. Nous on vient de Sénégal, la langue française c’est la langue que j’ai parlée depuis ma naissance, avec mes parents à l’école. Les gens qui sont à l’aise de parler français viennent ici – le Peace Corps, le personnage de francophone, pour pratiquer une langue, les meet-ups francophones viennent ici.

Quelles sont les plus grandes différences et similarités culturels entre votre pays d’origine et les Etats-Unis?

Le Sénégal d’abord on a une différence religieux, moi je suis né dans un pays musulmane, ou 15% de la population est musulmane. Je suis allée par contre à des écoles catholiques toute ma vie – donc c’était tout à fait normal pour moi. Un autre aspect qui est différent est le droit des aînées c’est le droit d’être plus âgées. C’est à dire si je suis plus âgées que toi, j’ai plus le droit de faire quelque chose. Je n’ai pas besoin d’être ta mère, ta sœur. Je suis ton aînée, donc par conséquent tu me respectes.  Donc j’étais née avec cet état d’esprit.  Des fois j’ai dit à mes garçons – il est plus âgées que toi- et ils disent « et alors ? ». Mes fils ne peuvent pas comprendre. Les garçons ils sont nés ici, donc ils ont habitude d’ici. Il y a des choses que je suis habituée maintenant, mais il y a des choses pas encore. Mais comme dit mon mari, il n’y a pas de vraie ou fausse culture. Il n y a pas de bon il n y a pas de mauvais, il y a juste de différences, et alors on se respecte dans ce domaine-là.

Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés dans la culture américaine dans le monde des affaires?

Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir vécu des obstacles. Moi, quand j’ai ouvert ce business-là, c’était à partir des réactions que j’ai tout le temps eu avec mes collègues, avec mes amis. Chaque fois qu’on avait, par exemple, une fête, et que moi je menais la nourriture, tout le monde appréciait donc ça m’a donné la confiance que peut-être ils vont aimer. Donc, quand j’ai commencé à faire des affaires, franchement pas eu des obstacles. Immédiatement, on a eu une bonne réponse de la communauté. Les gens sont venus, même ceux qui savent pas, ils viennent et ils demandent. Alors, Il y a des plats qui sont très, très simple donc je commence par ça. Je leur dit, la prochaine fois, je vous ferai la graduation pour le prochain plat.  Donc, on va « slowly » et très doucement et en effet, ils deviennent habitués. On a notre groupe qui vienne, on a des nouveaux qui viennent aussi mais on aussi des « followers ». Mais franchement, on n’a pas eu des obstacles. On a eu des difficultés peut être d’être très occupés au début, c’est normal, mais avec le temps, la bouche à l’oreille, les « reviews » online et tout, ça va.

Qui sont vos clients et quels nouveaux clients envisagez-vous de séduire?

Quand les gens viennent ici, ils pensent qu’ils vont voir des africains, ils pensent qu’ils vont voir les « african americans ». Mais, ici,  90% des clients sont caucasiens. Et puis, je reçois des indiens parce qu’il y a une grande population des indiens à Morrisville. Mais la majeure partie de mes clients, c’est les caucasiens. Très bizarre, mais c’est la réalité. Ce que j’envisage pour les nouveaux clients, je suis en train de voir comment mettre à laisse plus les africains americans de venir et essayer ce qu’on fait parce qu’on a beaucoup des similarités dans la culture même s’il y a eu un break quelque part. Donc, on a fait des flyers, on les a mise dans les églises pour leur donne l’envie de venir. Même s’ils ne sont pas confortable, c’est ok, je leur dit chaque fois, essayez seulement les samples, et ça va. Ils viennent doucement.

Quels sont les biens et services les plus importants, intégrales, ou rentables dans votre entreprise ?

Plus que la nourriture, notre domaine n’est pas très vaste. C’et la nourriture qu’on sert ici et bien qu’on met dans les pots comme je vous aie dit et qu’on voit dans certains boutiques maintenant.  Il y des boutiques africains qui vendent Ou les sauces qu’on vende maintenant, on a notre propre label on a les boissons, mais se soient les produits déjà fait que les gens achètent et que les gens viennent ici à acheter. Donc, ce n’est pas un grande spectrum, c’est juste le« food, food, food.» Et dans les jours qui viennent, on a pris le chambre a cote, va être partie d’ici. Ca va être un bar et puis on va il va y avait un hookah lounge avec un bar marocain. On a déjà commencé les préparations et tout. Ça va être un autre volet de notre business qu’on est en train d’explorer.

Quels sont vos stratégies de marketing ?

Dès qu’on est ouvert ici, ça fait 8 mois, on a fait Groupon deux fois, on a aussi insérer des promotions dans la revue, Clipper Magazine. On a fait un an avec eux, c’est la moitié déjà parti. On est en train d’utiliser Facebook, Twitter, Foursquare. Je crois que la media sociale arrive chez les gens donc on va essayer d’exploiter ça. On a deux compagnies, l’un est un cinéma qui est en train de faire un « shooting » et ils vont le jouer avant les films. Ensuite, on a aussi fait des brochures ou « postcards » qu’on envoie chez les gens. On est en train de faire beaucoup de bruit, parce que les gens sachent qu’on est là.

Selon vous, qui sont vos concurrents et comment est-ce que la concurrence touche ou change votre entreprise ?

A ce jour, je ne considère pas parce que je n’ai pas de concurrence. D’abord, les restaurants africains, il n’y en a pas beaucoup. Il y a un ou ils font des plats Kenya. Moi je fais ce qu’elle fait plus 21 autres pays. Donc, je ne considère pas tellement ça compétition. L’autre, ils font Éthiopie. Moi, je fais Éthiopie et je fais d’autres pays. C’est très difficile de faire tous les cuisines qu’on fait dans un menu.

Quelle est le meilleur compliment que vous avez reçu de la part d’un client ?

« Will you marry me ? » et mon mari vient avec son bâton, bien sûr. « This is the best food I ever had » on reçoit cela souvent et aussi “This is the best service I’ve ever had.” On essaie de faire les clients très confortables ici. Quand ils viennent, ils viennent chez les amis. Donc, ils vont venir, ils vont me voir parce ils sont mes amis à moi. Même si je les connais ici, les temps qu’ils sont là, on est très ami. On a une groupe de personnes qui sont parti de cette famille la et le travail qu’on fait est extrêmement dur mais c’est les compliments de ces gens qui nous nous font lever les matins. Quand on va chez la maison, on va sur Yelp et sur Google et on regarde ce que les gens disent. Maintenant, ça c’est la raison pour laquelle on est là.

Comment est-ce que vous voyez l’entreprise dans l’avenir ?

Si j’avais le bâton de la fée, je crois qu’aujourd’hui, le restaurant africain est le seul qui n’est pas évolué. Vous allez voir des restaurants chinois, italiens. Les restaurants africains, il n’y en a pas beaucoup. Donc c’est le seul domaine ou vous ne voyez pas de compétition. Et dans l’avenir nous voulons faires des restaurants de ce concept dans différents endroits.

Quel est votre plat préféré ?

Venant de Sénégal, je dirais que le mien est le ceebu jën seulement parce qu’on mange ça au Sénégal tous les jours, c’est du riz au poisson.

Pierre

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Pierre est de la République Centrafricaine , et il est arrivé à Durham en 2013.  Il aime voir les sports, particulièrement le football, et il était un joueur du football professionnel dans son pays d’origine. Maintenant, il passe la majorité de sons temps dans les cours d’anglais pour améliorer son anglais, et il travaille aussi d’obtenir un permis de conduire.


 

Q: Quels sont vos premiers souvenirs de Durham?

R : Bon, pour venir ici, en premier je suis accueillir par les gens de CWS. Le premier chose que j’ai vu, ce sont des étudiants qui sont venus de me voir. On discute avec eux, l’Amérique c’est comment, il dit que non. L’Amérique c’est toujours bien, pas de problème entre moi et puis les étudiants, puis les gens d’Amérique, on a contacte avec eux. 

Q : Et maintenant, pensez-vous encore que l’Amérique est toujours bien ?

R : Oui pour le moment, moi je sais que c’est…c’est OK. Pas de problème.

Q : Quelles sont les choses étonnantes pour vous ici ?

R : Il y a une chose a l’Amérique, c’est très difficile pour nous, les centrafricaines : on ne connaît pas parler l’anglais, on ne sait pas écrire les mots en anglais. On est la pour aller à la formation en classe d’anglais. C’est ça.

Q : Est-ce que vous trouvez que les courses d’anglais vous aident ?

R : Oui ça nous aide comment pour employer les mots ou comme les alphabets, ça on connait. C’est ce que j’aime en l’Amérique, c’est pour apprendre beaucoup de langues. Parler des langues, et anglais, quand je connais la, c’est OK. Malheureusement, je n’ai pas encore. C’est ça.

Q : Pourquoi est-ce que vous avez le désir d’obtenir votre permis de conduire ?

R : À l’Amérique ici, si tu as le permis, tu as ton carte, tu peux déplacer, aller acheter quelque chose au marché et revenir avec ça. Comme il fait froid beaucoup la, tu monter dans ta voiture tu vas au Food Lion, tu achètes de la nourriture.

 

Transcrit par: Zoë Bakker, Josie Holasek, et Sophie Alman


Vidéo supplémentaire: Pierre et Paul chantent une chanson en Sango, une langue centrafricaine. Paul l’a décrit comme une chanson où “son coeur est en joie.”