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F. et sa famille

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« Le comportement a changé. La nourriture a changé. Tout ça. La vie a changé. » – F.

L’entretien avec F.

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Dans ma vie quotidienne, je vais au travail comme ménagère. J’aime le travail, et j’aime les Etats-Unis comme il y a de sécurité et il y a la paix. C’est différent de mon pays, et il y a la liberté. Les gens sont gentils, et j’ai des amis.  Le seul chose que je trouve bizarre, c’est le thé glacé. A mon pays, on ne boit pas le thé glacé,  je trouve ça bizarre ici – le thé glacé. Mais après tout, j’ai habité pendant longtemps ici, on a adapté.

Ici, je n’ai pas encore vue un sens de communauté, je n’ai pas vraiment un groupe des amis. Je vais au travail et retourne à la maison, je fais le shopping, je ramène les enfants à Duke Gardens, mais on ne fréquent pas les maisons des autres. Je suis toujours très occupé avec mon travail et les enfants.

Mon impression primaire aux Etats-Unis, c’est le froid! Il n’y a pas la neige et la glace à Caméroun. Mais on a adapté, les enfants aussi comme tu as vu. Les enfants vont à l’école où ils parlent d’anglais, et ils ont oublié le français. C’est obligatoire comme tout le monde parle en anglais! Il faut adapté.

A mon avis, le mieux aux Etats-Unis, c’est l’éducation et le travail.

L’entretien avec L.

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J’assiste à l’école de Creekside à Durham. À l’école, mon sujet préféré est la science, parce que j’aime étudier la lune et les roches, et faire des projets là-dessus. J’aime aussi faire de l’art à l’école. Avec mes amis, j’aime jouer au cours de recreation, et surtout j’aime jouer à chat et aux gendarmes et aux voleurs. À Durham, mon endroit préféré est ma maison, parce que j’aime regarder la télévision et jouer aux poupées. Quand je ne suis pas à l’école, j’aime jouer au tennis et j’aime nager. Aux États-Unis, j’aime les émissions, les gens, et parfois la cuisine. Ma nourriture favorite aux États-Unis est la pizza, mais je préféré la cuisine camerounaise.

L’entretien avec S.

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J’assiste à Githens Middle School, où je suis un élève de cinquième. À l’école, mes subjets préférés sont la science et les mathématiques, parce que j’aime étudier les étoiles et l’espace, et les mathématiques sont utiles, et ça aide avec le travail. Quand on travaille bien, on reçoit du temps libre où on peut jouer du football, ce qui est ma partie préférée de l’école. Je n’ai pas déjà décidé ce que je veux faire comme travaille plus tard, mais peut-être je peux travailler à une banque. Je sais que je ne veux pas être médecin, parce que c’est du travail acharné. Beaucoup de mes amis habitent à Oak Creek aussi, et on travaille ensemble à l’école. Aux États-Unis, j’aime les gens et les sports. Le football est mon sport préféré, mais je joue le tennis aussi, parce qu’on peut jouer au tennis même quand on devient vieux. Je n’aime pas le football américain, parce que c’est dangereux. Mon chanteur préféré en anglais est P-Square, mais en français, c’est Fournier. Ma nourriture favorite à l’école est les nachos avec chili, mais chez moi, j’aime n’importe quoi! J’aime l’anglais, et l’étudier, mais le français est plus facile que l’anglais.

Pierre

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Pierre est de la République Centrafricaine , et il est arrivé à Durham en 2013.  Il aime voir les sports, particulièrement le football, et il était un joueur du football professionnel dans son pays d’origine. Maintenant, il passe la majorité de sons temps dans les cours d’anglais pour améliorer son anglais, et il travaille aussi d’obtenir un permis de conduire.


 

Q: Quels sont vos premiers souvenirs de Durham?

R : Bon, pour venir ici, en premier je suis accueillir par les gens de CWS. Le premier chose que j’ai vu, ce sont des étudiants qui sont venus de me voir. On discute avec eux, l’Amérique c’est comment, il dit que non. L’Amérique c’est toujours bien, pas de problème entre moi et puis les étudiants, puis les gens d’Amérique, on a contacte avec eux. 

Q : Et maintenant, pensez-vous encore que l’Amérique est toujours bien ?

R : Oui pour le moment, moi je sais que c’est…c’est OK. Pas de problème.

Q : Quelles sont les choses étonnantes pour vous ici ?

R : Il y a une chose a l’Amérique, c’est très difficile pour nous, les centrafricaines : on ne connaît pas parler l’anglais, on ne sait pas écrire les mots en anglais. On est la pour aller à la formation en classe d’anglais. C’est ça.

Q : Est-ce que vous trouvez que les courses d’anglais vous aident ?

R : Oui ça nous aide comment pour employer les mots ou comme les alphabets, ça on connait. C’est ce que j’aime en l’Amérique, c’est pour apprendre beaucoup de langues. Parler des langues, et anglais, quand je connais la, c’est OK. Malheureusement, je n’ai pas encore. C’est ça.

Q : Pourquoi est-ce que vous avez le désir d’obtenir votre permis de conduire ?

R : À l’Amérique ici, si tu as le permis, tu as ton carte, tu peux déplacer, aller acheter quelque chose au marché et revenir avec ça. Comme il fait froid beaucoup la, tu monter dans ta voiture tu vas au Food Lion, tu achètes de la nourriture.

 

Transcrit par: Zoë Bakker, Josie Holasek, et Sophie Alman


Vidéo supplémentaire: Pierre et Paul chantent une chanson en Sango, une langue centrafricaine. Paul l’a décrit comme une chanson où “son coeur est en joie.”

Paul

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Paul est de la République démocratique du Congo, et il est arrivé à Durham en 2013. Il aime coudre, et il aime faire des vêtements et des sacs avec sa machine à coudre. Il parle très bien plusieurs langues, y compris l’arabe, le français et le sango, et aime améliorer son anglais par aller en classe et par parler avec les autres.


 

Q: Que diriez-vous à une nouvelle famille du RDC ou RCA qui vient d’arriver à Durham ?

R: Bon. Ce que j’ai doit dire à la nouvelle famille qui sont venir derrière moi. J’ai souhaité beaucoup bienvenue à l’Amérique, parce que on est ici, on est bien. Il n’y a pas problème, ni quoi. Donc, ma famille c’est vient derrière moi : bienvenue à l’Amérique. J’ai beaucoup donné le conseille. La vie d’ici c’est pas comme la vie de nous là-bas. Quand on est venu ici, on change  toute la mentalité. On doit respecter la loi d’ici. La loi d’ici c’est pas comme la loi ou c’est nous là-bas. On doit respecter la loi d’ici. On doit continuer la vie. Maintenant, a côté de moi-la. J’ai aimé beaucoup l’Amérique. Pourquoi, j’ai aimé l’Amérique ? Parce qu’on a paix. C’est moi là-bas, j’ai dort pas normalement, mais je suis arrivé à l’Amérique j’ai bien dormi, j’ai bien promené, j’ai beaucoup trouvé la famille qui vient me visiter. Là-où je pense que le Dieu est grand. J’ai prié beaucoup pour mon ami qui vient derrière de moi. La vie d’ici c’est un peut dur avec moi. Pourquoi j’ai dit ça? Parce que moi, je ne travaille pas. Mais par comment je dois avoir l’argent. Il y a des machines (à coudre), mais il n’y  a pas des clients. J’aimait ça, ça c’est mon métier, mais ça ne marche pas. Je dois faire comment ? Je dois demander beaucoup les gens venu chez moi pour m’aider. C’est nul. Ça ne marche pas avec moi.

Q: Qu’est-ce que c’est la plus grand défi de votre vie aux États-Unis ?

R: Mais maintenant, à côté d’argent, non, ça va, ça va aller, mais il y a une seule ; l’anglais. Ça améliora encore beaucoup. C’est ça que j’ai eu ça. Parce que j’ai aimé parler l’anglais. Parce qu’ici si tu ne parles pas l’anglais, ça marche pas. Donc, toujours, les nuits et jours, moi je pense j’ai prié beaucoup mon Dieu pour connaître l’anglais rapidement. C’est meilleur. J’ai beaucoup remercié les gens qui venaient chez moi pour m’aider. Je n’oublie pas personne. J’ai beaucoup des amis à côté d’étudiants en Duke Université, plus à côté de CWS, plus à côté de World Relief.

 

Transcrit par: Zoë Bakker et Josie Holasek


Vidéo supplémentaire: Pierre et Paul chantent une chanson en Sango, une langue centrafricaine. Paul l’a décrit comme une chanson où “son coeur est en joie.”

Zita Solange

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Zita Solange est une femme francophone qui habite à Durham depuis 2014. Elle s’est réfugiée de la République centrafricaine (RCA) en septembre 2014. Zita s’est déplacée avec ses trois enfants, et maintenant ils vivent dans un appartement près du centre de Durham. Elle est enceinte avec sa quatrième enfant – qui sera une citoyenne américaine – et elle espère être réunie avec son mari dans l’avenir.

 

 

 

 


 

Est-ce que vous pouvez décrire votre premier jour à Durham?

On est arrivé à Durham, à Raleigh.  C’était le mardi.  Ca c’était mon premier pas à Durham.  La voiture m’amenait ici.  On est arrivé à la maison, et [les personnes qui m’ont rencontré à l’aéroport] m’ont montré quelques choses ici.  On a cherché et est allé au boîte postale.  Après, on est allé à l’office [du immeuble], on a appris comment payer la maison, et afin, nous sommes retournés à la maison.  Ici, [mon gestionnaire de cas] m’a montré comment de préparer la nourriture, aller à la toilette, et les choses comme ça.  C’est ça, ma première journée.

 

Est-ce que vous pouvez décrire votre communauté et vos amis à Durham?

J’ai beaucoup d’amis à Durham.  Ma communauté est aussi comprise des personnes au bureau de CWS et inclut les personnes qui m’ont ramassé de l’aéroport quand je suis arrivée à Durham pour le premier fois (Lauren, Samantha, et Andrew).  Aussi, il y a des gens qui habitent dans ma communauté qui sont venus du même pays que moi et ma famille.  Par exemple, j’ai connu un homme qui s’appelle Paul qui était au même camp comme moi au Tchad.  Paul est arrivé à Durham avant moi et ma famille.  Quand ma famille et moi, nous sommes arrivées à Durham, il a aidé ma famille avec notre assimilation à Durham.

J’ai des nouveaux amis à l’école/à mon cours d’anglais comme mon professeur, Edwin, et les autres élèves.  Mes voisins à Oak Creek qui sont arrivés après et avant moi sont une partie importante de ma communauté.  Chelsea et Lauren, qui sont “mes professeurs à la maison”, sont aussi une partie de ma communauté.  Aussi, il y a une autre femme qui viennent les mecredis et elle m’aide avec l’anglais. Mes enfants sont contents d’aller à l’école et ils ont des amis là.  Ils partent au matin avec le bus et retournent au apres-midi.  Ils ont gagné beaucoup de connaissance et c’est bien.

 

Comment est-ce vous voyez votre avenir à Durham?

Je préfère, plus de beaucoup de choses, d’aller à l’école, aller à l’université. Parce que quoi? L’anglais, je vais apprendre la langue. Parce que je dois parler bien l’anglais, et c’est où j’apprends un ordinateur comme je veux pour beaucoup d’années. Ce que je préfère faire dans l’avenir…et apprendre l’ordinateur pour le travail parce que quand on va faire le travail, les heures de travail ne sont pas au bureau, on est paie un bon salaire. Donc ce que si je préfère, avant tout à l’heure aller à l’école, et apprendre aussi les ordinateurs.

 

Comment est-ce vous voyez l’avenir de vos enfants?

Mes enfants auront un bon avenir parce qu’ils ont commencé l’école.  Pour cette raison, leurs avenirs seront plus facile que le mien. Je veux apprendre plus et plus d’anglais.  Mes enfants sont déjà dans l’école et ils apprennent beaucoup d’anglais donc leur avenir est déjà bien.  Mon bébé aura l’opportunité d’être un citoyen américain.  Souvent plus que cinq années passent avant que les réfugiés peuvent obtenir les cartes vertes et finalement leur citoyenneté.  Mais pour mon bébé, le citoyenneté est automatique. Donc ce bébé aura beaucoup d’opportunité et il sera heureux.  Il peuvent voter et être président s’il veut.

Au sujet de mon mari, j’ai commencé à faire ce papier et donc, ils ont demandé l’acte de mariage…j’ai appellé au pays et il doit l’envoyer à l’office. Rebecca [une femme qui travaille à CWS] est chargé d’immigration. Donc, c’est elle qui a demandé aussi d’envoyer encore sa photo; donc on doit envoyer la photo.  Donc il va commencer avec l’application mais elle m’a dit que ça demande beaucoup d’argent.  Mais comme je n’ai pas l’argent, est-ce que c’est possible que, si j’accepte, elle peut donner mon histoire sur l’internet où des gens peuvent m’aider, un peu de moyen, de donner un peu d’argent si les gens peuvent faire ça.  Je vais donner cent dollars et faire l’examen de déterminer si mon enfant est l’enfant de mon mari.  Ils demandent cent dollars pour moi et pour lui, le père. Donc c’est beaucoup d’argent.  Donc elle me demande, si j’accepte, on peut donner mon histoire sur l’internet.  Je pense que c’est pas un problème pour envoyer; elle va envoyer… C’est bon s’il peut venir.  Avec des enfants, et en plus le bébé encore, j’ai des impots de travailler, de payer la maison.


L’entretien a été enregistré et traduit par Lauren Taylor et Chelsea Decaminada le 21 novembre 2014.