Maison Abraham-Dubois: Moment charnière

Depuis avoir subi les dommages d’un feu, juin 2018, le futur de la maison Abraham-Dubois est encore plus incertain qu’avant. Un rapport* soumis en novembre dernier a déclaré la situation critique si l’infiltration d’eau par le toit n’était pas arrêtée sous peu. Six mois plus tard, rien n’a encore été fait.

Un trou dans la toiture arrière de la maison Abraham-Dubois, le 13 mai 2019.

Les citoyens de Boisbriand doivent maintenant choisir de restaurer la structure ou de la raser. Les consultations ont lieu ce mois-ci.

Annonce de la consultation citoyenne.

Le consensus citoyen laissera-t-il le tout disparaître? Je crains que les chances soient bonnes.


*: Atelier Idéa: Architecture+Design. Évaluation des travaux de restauration et conversion Maison Abraham-Dubois, Présenté à la Ville de Boisbriand, 16 novembre 2018.

Grande Côte de Ste-Thérèse: mise à jour

Le premier survol de terrier de la Grande Côte de Ste-Thérèse est essentiellement complété. À mes yeux, ce segment est défini comme comprenant les terres concédées par le seigneur Janvier Domptaye Lacroix. Avec un cumul de différentes ressources (actes notariés, recensements, cadastres, actes de répartitions etc.), on a donc une bonne idée des propriétaires des différents lots du début à la fin du 19e siècle. Pour relier ces concessions aux concessions initiales par le seigneur de Blainville et ses associates, par contre, il faut consulter Parchemin et les microfilms de la BAnQ. Le premier est un engin de recherche plutôt médiocre et les second sont d’une lourdeur à peine supportable. La complétion s’étirera donc sur plusieurs hivers. En priorité, je vais reconstruire le voisinage des frères Charbonneau, qui sont dits les premiers occupants de la région (selon source, p. 257), mais j’ai espoir d’éventuellement boucher tous les trous.

Maison Abraham-Dubois

La reconstruction des chaînes de titres de la Grande Côte de Blainville confirme qu’il ne reste plus rien de la terre ancestrale. Le lot 18 du terrier de JD Lacroix (lot 101 au cadastre moderne) est en effet aujourd’hui tapissé de châteaux de banlieue. Par contre, à ma grande surprise, une partie de la propriété voisine (au lot 19 JD Lacroix/99 cadastre moderne/331, chemin de la Grande-Côte) est inscrite au Registre du patrimoine culturel depuis 2001! Ce n’est pas évident si la ville, qui en est le propriétaire actuel en prend bien soin, mais la chose mérite certainement d’être explorée davantage.

Grande Côte de Blainville

Un premier brouillon des chaînes de titres pour les terres de la moitié ouest de la Grande Côte de Blainville est maintenant disponible. Avec les riches ressources récemment assemblées, le travail n’a pas été trop ardu. Les titres de concession originaux demeurent un peu nébuleux, mais une journée de plus à la BAnQ devrait résoudre une bonne partie de ce problème.

Nouvelles Trouvailles

J’ai récemment pu visiter le centre d’archives de la Société d’histoire et de généalogie des Mille-Îles. Une belle trouvaille: le terrier du seigneur Janvier Domptaye Lacroix. Peu après avoir consolidé sa possession de la seigneurie Lacroix a entrepris d’en suivre les censitaires de près, émettant des titres nouveaux pour chacun des lots. Son terrier reflète cet effort dès 1822. Pour certains lots, le suivi se poursuit même après la vente de la seigneurie à George Henry Monk, en 1846. Avec l’aide de ce document, de quelques actes de répartitions et d’une carte lisible de la seigneurie (voir ci-bas vs la version numérisée disponible en ligne), il est maintenant concevable de reconstruire des chaînes de titres plus ou moins complètes.

Extrait de la Carte du comté de Terrebonne dans la Province de Québec, par J. H. Leclair, 1866.

Harfangs des neiges

Harfang des neiges aperçu sur le rang Ste-Marie, en 2016, pris en photo par Diane Clément.

Et maintenant, une toute autre nouvelle. Apparemment, le rang Ste-Marie héberge régulièrement des harfangs des neiges. Du moins, c’est ce que suggère certains amoureux de la nature, tel que celui-ci, celui-là et celle-ci.

Cartes des côtes étudiées

Une collègue m’a récemment demandé d’inclure “un plan, ou le lien d’un plan, ou une légende commentée” avec les côtes que j’étudie. Voici donc une première ébauche des côtes de la paroisse de Ste-Scholastique, de la côte Ste-Marie et de la Grande Côte de Ste-Thérèse. Pour cette dernière le plan cadastral que j’ai à ma disposition pour l’instant est de trop basse résolution pour capturer tous les détails de l’organisation des terres (et cette organisation est insuffisamment régulière pour en inférer la structure). J’espère obtenir éventuellement une nouvelle copie de ce plan (ou d’un autre) et que la reconstruction des chaînes de titres éliminera les dernières zones d’incertitude.

Complément du plan officiel de la paroisse de Sainte-Scholastique, comté des Deux-Montagnes. Notation utilisée: Côte St-Louis (rouge), Côte St-Joachim (bleu); Belle-Rivière — première concession (vert).
Agencement des compléments des plans officiel de la paroisse de Saint-Jérôme et de Sainte-Monique, comté des Deux-Montagnes. Ouest (jaune) et est (mauve) de la côte Ste-Marie. La séparation entre les deux paroisses est donnée par la ligne rouge.
Portion de la carte du comté de Terrebonne dans la province de Québec. La partie de la Grande-Côte de Ste-Thérèse du seigneur Janvier Domptail Lacroix est indiquée en turquoise.

Les recensements

Bibliothèque et Archives Canada a récemment mis à jour son guide de recherche sur les recensements. Bien que les bases de données des recensements de 1825 à 1921 ont été très utiles pour retracer mes ancêtres et reconstruire les terriers, je n’ai toujours pas eu la chance de consulter les énumérations plus anciennes. Je suis curieux de savoir ce qu’on pourrait y trouver.

Adhémar dit St-Martin

La reconstruction du terrier de la côte St-Louis m’a permis de faire la connaissance d’un notaire hors du commun. Après une carrière de commerçant puis de fonctionnaire riche en rebondissements, Toussaint-Antoine Adhémar dit St-Martin a mené durant les dernières années de sa vie, une pratique notariale à Michilimakinack, tout d’abord sous le drapeau britannique et ensuite sous celui états-unien. Je ne sais pas si son greffe a survécu en entire (il n’est pas à la BANQ), mais une copie de l’un de ses actes si: la cession du lot No 455 à la côte St-Louis par un voyageur à son oncle, chez PR Gagnier No 4063.