L’Histoire et l’équipe hongroise

By | September 14, 2013

Comme étudiant d’histoire et athlète amateur, je m’intéresse aux moments où mes deux intérêts, l’histoire et le sport, se croisent les chemins. Un article dans le New York Times, “A World Cup Qualifier Is a Hostage to History,” a retenu mon attention parce qu’il analyserait le contexte historique du match éliminatoire entre l’Hongrie et la Roumanie, qui a eu lieu la semaine dernière. La première histoire que l’auteur, James Montague, considère est l’histoire de l’équipe nationale d’Hongrie. Pendant les années cinquante, l’équipe hongroise était une des meilleurs du monde. L’équipe a gagné la médaille d’or aux jeux olympiques en 1952 et a joué dans le championnat du Coupe du monde. Ella a gagné 31 matches, comprenant un match particulièrement impressionnant  contre l’équipe anglaise, avant être vaincue. Sa vedette, Ferenc Puskás, est un des joueurs les plus célèbres au cours de l’histoire.

Ferenc Puskás, meilleur joueur hongrois au cours de l’histoire.

Malheureusement, la retraite de Puskas a suscité un déclin pour l’équipe nationale, qui ne s’est pas qualifié pour un tournoi international en 27 ans. L’exemple de l’équipe hongroise symbolise une question important dans les sports : est-il possible de réussir pour toujours, or est-ce que le succès est fugace ? C’est une question à laquelle j’ai beaucoup réfléchi. Une de mes équipes préférées, les Yankees, est peut-être l’équipe le plus victorieuse dans l’histoire des sports professionnels. Toutefois, la saison actuelle est une épreuve pour les Yankees, qui sont loin d’être imbattable. Il me semble que c’est souvent difficile de réussir s’il existe trop de pression d’être aussi gagnante que vos prédécesseurs légendaires. Il est difficile à être à la hauteur des espérances si la barre est très haut. Montague explique que « Puskas…and the legacy of his Magical Magyars have weighed heavily on the shoulders of every team that came next ». La peur d’échec n’est pas spécifique au foot ; au contraire, c’est un phénomène universel. Par conséquent, le foot est un aperçu de la nature humaine.

L’analyse de Montague devient plus profond quand l’auteur réfléchit à une autre histoire : celle des relations entre l’Hongrie et la Roumanie, les deux côtés du match éliminatoire. Tandis que cette histoire n’est pas liée au foot soi-même, elle donne un sens nouveau au match. Les frontières des pays de l’Europe de l’Est étaient redessinées après la Première Guerre mondiale et la chute de l’Empire austro-hongrois. Par conséquent, beaucoup d’Hongrois se trouvaient dans des autres pays, comme la Roumanie, la Slovaquie, l’Ukraine et la Serbie. Montague suggère que la décision politique la plus contestée était la passation de la Transylvanie de l’Hongrie à la Roumanie. Cette tension était exacerbée en 2010 quand le parti de l’extrême droit a pris la direction du gouvernement et a passé une loi qui donnait de la citoyenneté à tous les Hongrois, mêmes des expatriés hongrois. Cette loi a particulièrement agacé la Roumanie, où habitent plus que 500 000 personnes qui parlent l’hongrois. Le ressentiment entre les deux pays a percé la sphère du foot quand certains supporters hongrois ont scandé « ‘Transylvania is Hungarian !’ » à un match contre la Roumanie.

Le cas du match entre l’Hongrie et la Roumanie démontre le fait que des matches ont souvent des nuances politiques et historiques. Chaque équipe a sa propre histoire et ses propres légendes. En plus, les affaires étrangères fournissent souvent le contexte des matches internationaux. Maron Gyongyosi, membre du parlement hongrois reconnaît ce phénomène :

« ‘In this case there will be a football match that is only partly about sport,” he said. “It is about history and politics. It is not only winning a football match. It is also about beating Romania. If anyone expects the Romanian and Hungarian supporters to watch the match with their popcorn and their Coca-Cola in silence, then they don’t know what football is all about’. »

Est-ce que le foot et le contexte historique et politique sont inextricablement liés, ou est-ce qu’ils peuvent être séparés ? Est-ce que les joueurs pensent à l’importance historique et politique de leur match quand ils sont sur le terrain ? Est-ce que le contexte les motivent, où est-il un stress inopportun ? Tout ce qui est certain c’est que l’interaction entre le foot, l’histoire, et la politique peuvent créer des matches extrêmement stimulant et leur donne beaucoup de signification.

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