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(Non-) Histoire du choléra en Haïti

Deborah Jenson, co-directrice, Duke FHI Haiti Lab

Dans les annales du dix-neuvième siècle en Haïti, on retrouve des traces de cordons sanitaires et d’autres mesures prises contre le choléra. Les autorités haïtiennes se montraient vigilantes contre la possibilité de son introduction maritime. Le Président Boyer s’inquiétait en août 1832 de l’introduction potentielle en Haïti du choléra venu de l’Europe et des États-Unis:

“La prudence commandant de prendre des moyens convenables pour s’opposer, autant que possible, à l’invasion en Haïti du choléra-morbus, qui a déjà franchi l’Europe, et pénétré aux États-Unis, je vous invite à vous réunir au commissaire du gouvernement, au commandant de la place, au juge de paix et au conseil des notables, afin de prendre les mesures les plus appropriées aux localités, à l’égard des bâtiments qui arriveront des ports des États-Unis dont la proximité rend la communication de cette épidémie plus facile.[1]

A plusieurs moments du dix-neuvième siècle, le gouvernement haïtien s’est avéré prudent. Le Moniteur de 1892 a annoncé l’initiative du Président Hyppolite à interdire des navires “infectés par le choléra”[2] dans les ports ouverts de la République.

Et on ne trouve pas de témoignage direct de l’arrivée du choléra en Haïti (ni en “Hayti,” St. Domingo, ou Saint-Domingue).  L’historien Thomas Madiou s’est même posé la question d’une possible résistance environnementale de l’Haïti à ce fléau mondial:

“Il est à observer que cette maladie n’est jamais parvenue en Haïti, même quand elle s’est trouvée en même temps tout autour de notre île, à St. Thomas, à Porto-Rico, à la Jamaïque et à Cuba, au Vent comme sous le Vent. Cela tiendrait-il aux émanations de notre sol qui ne permettraient pas d’exister aux animalcules cholériques ou à un état particulier de notre atmosphère?[3]

Madiou n’était pas le seul à se poser cette question; un consul du gouvernement britannique en Haïti citait l’exemple haïtien pour mettre en question la nature contagieuse de la maladie.[4]

J’ai trouvé, durant la première moitié des années 1850, le seul moment où la communauté internationale note au moins une rumeur de choléra en Haïti, lorsqu’une pandémie sévissait dans l’aire antillaise comme ailleurs. David Watts indique que de 1850 à 1851, la Jamaïque aurait perdu 25,000 à 30,000 individus, soit 8% de sa population.[5] Le choléra faisait des ravages également à St. Thomas, à Trinidad, en Guadeloupe, et ailleurs.  Les Medical Times de 1852, à la fin d’un compte rendu du choléra autour du monde, constatait que à « Port-au-Prince, Hayti, the epidemic is greatly diminished in severity. »[6] Mais des témoins directs ont démenti la nouvelle du choléra en Haïti pendant cette période. Le Massachusetts Daily Atlas du 14 janvier 1851 citait un capitaine Moyer, rentré du Cap en Haïti: « Captain Moyer […] reports that port as healthy, and has been so for a long time. The reports that cholera was raging there proved to be false. »  Est-ce parce que le gouvernement autoritaire de Faustin Soulouque ne permettait pas la circulation de nouvelles du choléra? Possiblement; mais dans une époque où les commerçants voulaient surtout éviter de ravitailler dans des ports contaminés, ce serait remarquable qu’un empereur haïtien parvienne à faire taire la presse internationale.

On retrouve aussi relativement peu de traces du choléra dans la partie orientale de l’île d’Hispaniola, sauf dans la période 1866-1868. Dans l’année1868, le Boston Daily Advertiser estimait à 20 par jour le chiffre des morts du choléra à Santo Domingo. (Le Philadelphia Inquirer du 17 mars 1868 notait en qu’en Haïti, “Intelligence having been received of the existence of cholera in Santo Domingo and Saint Thomas, the government had ordered all vessels arriving at Port-au-Prince or any of the out ports from those places, to be put in quarantine.”)

Spenser St. John, grand raciste de l’historiographie d’Haïti, a noté en 1886 que “Bien que Port-au-Prince soit la ville la plus dégoûtante que j’aie jamais vue, elle n’a jamais été visitée par le choléra.”[7]

Kenneth F. Kiple, dans son étude experte du choléra à la Caraïbe, de l’arrivée de cette maladie au Cuba en 1833 jusqu’à ses effets meurtriers à la Jamaïque, ne mentionne pas une seule fois Haïti, ni la République dominicaine.[8]

Presque deux cent ans après son arrivée aux Antilles, le choléra a enfin franchi la barrière invisible d’Haïti, comme si quelque lwa des mers ou des barrières eut échoué. Rappelons qu’Haïti est loin d’être le seul pays vulnérable; des États-Unis au dix-neuvième siècle à l’Amérique latine aux années 1990,[9] notre hémisphère connaît bien le choléra.  Malgré la date de la première pandémie documentée du choléra en 1817, des records de maladies qui ressemblent fort au choléra remontent plus de deux mille ans dans la culture grecque et sanskrite.

Les microbes vibrio cholorae existent dans l’environnement aquatique dans un état inactif, comme la belle au bois dormant; l’infection de par des agents humains n’est pas strictement nécessaire, alors, pour son introduction. Les microbes vibro cholorae entrent dans un état viable plutôt que dormant à l’aide de facteurs déclenchant que les chercheurs associent de plus en plus avec le changement climatique et ses effets sur les planctons aquatiques.[10] En effet, il est possible que Madiou ait eu raison en quelque sorte; que les conditions ne favorisaient pas le réveil du choléra en Haïti. Cela a changé; Haïti se réveille à un nouveau cauchemar; on peut culpabiliser le changement climatique, et puis pour son intégration, bien sûr, les conditions désastreuses de l’après tremblement de terre de janvier 2010, avec des camps de tentes qui s’étendent de la banlieue nord de Port-au-Prince presqu’à Jacmel.

Depuis longtemps, les activistes humanitaires “tremblent” à l’idée d’une possible introduction du choléra en Haïti, selon Francine Tardif dans son Regard sur l’humanitaire: une analyse de l’expérience haïtienne en 1997: “Pour les pays environnants, la possibilité d’une pénétration du choléra en Haïti fait également trembler puisque, de l’avis générale, il deviendrait alors difficile de contrôler la maladie.”[11] Le fait que 75% des gens infectés n’auront jamais de symptôme – une bonne nouvelle en apparence – assure en même temps sa transmission prolongée.  Face à ce nouveau crève-cœur insupportable, rappelons l’histoire digne de la résistance d’Haïti à cette maladie omniprésente dans l’histoire occidentale, et les conditions globales à la fois “naturelles” et façonnées par la civilisation industrielle humaine qui ont ouvert cette boîte d’une Pandore sans cœur.


[1] S. Linstant de Pradine, ed. Recueil général des lois et des actes du gouvernement d’Haïti: 1827-1833 (Paris: Auguste Durand, 1866) 5:437.

[2] Recueil des lois et des actes de la République d’Haïti de 1887 à 1904, ed. Claudius Ganthier (Port-au-Prince: Chez l’auteur, 1912) 671-72.

[3] Thomas Madiou, Histoire d’Haïti : 1827-1843 (Port-au-Prince: Editions Henri Deschamps, 1987-1991) 7:122.

[4] “Her Majesty’s Consul at Port au Prince:–‘It is a remarkable fact that, in 1833, when the cholera was raging in the neighboring islands, not a single case occurred in Hayti, neither were there any quarantine restrictions to prevent its introduction.’” Measures Adopted for the Execution of the Nuisances Removal and Diseases Prevention Act, and the Public Health Act, up to July 1849, in Sessional Papers printed by order of the House of Lords, or presented by Royal Command, in the Session 1849 (London: William Clowes and Sons, 1849)16: 161.

[5] David Watts, The West Indies: Patterns of Development, Culture, and Change since 1492 (Cambridge: Cambridge University Press, 1990) 462.

[6] Medical Times and Gazette: Journal of Medical Science, vol. 26, July-Dec. 1852 (London: John Curchill, 1852) 299.

[7] Sir Spenser St. John, Haïti, ou, la république noire (Paris: Plon, 1886) 21.

[8] Kenneth F. Kiple, “Cholera and Race in the Caribbean,” Journal of Latin American Studies, Vol. 17, No. 1 (May, 1985) 157-177.

[9] Voir Marta-Louise Ackers et al, “Are There National Risk Factos for Cholera? The Correlation Between Socioeconomic and Demographic Indices and Cholera Incidence in Latin America,” International Journal of Epidemiology (1998) 27: 330-334.

[10] Rita R. Colwell, “Global Climate and Infectious Disease: The Cholera Paradigm,” Science 274.5295 (1996): 2025-2027.

[11] Francine Tardif, Regard sur l’humanitaire: une analyse de l’expérience haïtienne dans le secteur de santé entre 1991 et 1994 (Paris: L’Harmattan, 1997) 133.

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Click here to watch a great discussion of Haiti’s history and current debates about reconstruction by Deborah Jenson, broadcast from Duke last Friday in relation to the “Haiti’s History” conference April 22-23.

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Julia Gaffield, a Duke graduate student who has studied Creole with Gaspard Louis and Deborah Jenson, brought the extraordinary nature of Haitian history to the attention of the wider world this past week with the news of her discovery of the only known government-issued copy of the Haitian Declaration of Independence in the British National Archives.

Gaffield is an expert sleuth of historical manuscripts, following her thesis advisor, Laurent Dubois, and thesis committee member Jenson, who also cherish the ghosts of history preserved in the stained and fragile pages of the archives. Gaffield has made the allure of archives palpable to fellow students everywhere.

Haiti as a nation has produced not only remarkable documents, but remarkable historians for over two centuries now. From the memoirs of Boisrond-Tonnerre and Toussaint Louverture, to the multi-tome historiography by Madiou and Ardouin, to the early 20th century work of Pauleus Sannon and Nemours, anti-colonial Haiti rivals the great colonial metropoles in its historical monuments and historiographical expertise.

Please read the Declaration and share your comments on its fierce brilliance!

Chapò ba, Jilia! Akolad!

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The traumatic origins of the Haitian nation are incontestable, as portrayed in our blog banner image, Edouard Duval-Carrié’s “Little Crippled Haiti.” Despite the victory over colonial rule and slavery represented by the Independence of 1804, the founding fathers who signed the Acte d’indépendance all had ancestral ties to the Middle Passage and slavery. This genesis of a new nation presents fundamental differences to that of Haiti’s neighbor and contemporary in the crafting of Independence, the U.S.. Scholars including Colin Dayan and Robert Fatton have made convincing cases for the instrumentality of traumatic origins in Haiti, without necessarily pinpointing strategies for remedial action; the discourse of mental health, or global health, remains uneasily aligned with discourses of history and politics.

In the wake of the sekous or quake of 2010, mental health and disaster paradigms align much more directly for proactive health initiatives–but tragically, the infrastructure for ongoing trauma healing is as shaken as the rest of the institutional structures of Haiti. The New York Times notes also that “mental health has never been a priority in Haiti,” as psychiatrists involved in the recovery are discovering. Part of the problem is that in a landscape of NGOs and short bursts of international interventions in humanitarian medical aid, the intensive communicative interface necessary to psychological or psychiatric consultations, and the sustained assessment necessary to successful pharmacological treatment, have often remained just out of reach.

Haitian psychologist Marie Geolnarol-Archer has been walking the streets and alleyways of the disaster zone, patting backs and rubbing shoulders as a prelude to discussion of passer-bys’ trauma symptoms. Her work indicates a new and singular openness to recognition of traumatic symptoms and the need for mental health assistance.

Global health needs around trauma arguably epitomize the inseparability of medical initiatives and linguistic and cultural education–plus staying power–for successful intervention.

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Napoleon Bonaparte did not take kindly to the overthrow of French colonialism in Haiti in 1804. To this day, French media accounts of Haiti often bypass the French colonial role there. See this TV5 Monde clip on “Haiti, Saint-Domingue, deux destins” contrasting the misfortunes of the “francophone” Western part of the island of Hispaniola with the Spanish-speaking Dominican Republic, without any allusion to the history underwriting what remains of francophonie in Haiti. In the immediate aftermath of the quake, a French news video aired which spoke of the glory of the Haitian overthrow of slavery, without qualifying the national affiliation of that slavery. (-That video is no longer accessible. To be fair, it was followed on Jan. 17 by a more detailed account of the conflict between Napoleonic France and the slaves of French Saint-Domingue, “Les Origines tourmentées de la république haïtienne.”) Confusion over the French colonial name for Haiti, “Saint-Domingue,” and the current French name for the Dominican Republic, also known as “Saint-Domingue,” adds to the politics of postcolonial amnesia that Christopher L. Miller outlined in his essay “Forget Haiti.”

But today, French President Nicolas Sarkozy is in Haiti.

The only previous visit of even a cabinet-level French minister  to Haiti was that of French Minister of Defense Michèle Alliot-Marie after the fall of the government of Aristide in 2004. (Following Aristide’s complaints that he had been “coup-napped” to the Central African Republic, Alliot-Marie had commented cryptically,  “At present, I would say he is being protected rather than imprisoned.”)

French humanitarian, medical, and other relief organizations have responded to the Haiti disaster with speed and efficiency. Is today a new day for Haiti/France relations?

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The history of Haitian debt has been particularly fraught since Haitian President Boyer agreed in 1825 to pay a massive indemnity to France of 150 million francs (–an amount that can be reimagined in contemporary terms as roughly the equivalent of 21 billion dollars). This agreement made by Boyer in the hope of reducing the critical commercial isolation of Haiti, went largely toward repayment of French colonial planters’ property losses when the colony’s former slaves defeated the forces of Napoleon at the end of 1803. Since colonists’ property deeds often had slaves attached to land, the newly freed slaves of the first black Western nation were to some extent paying back the value of their own persons, after a legitimate military victory. The debt to France was fully repaid in 1938. The process of repayment helped to divide the cultures of the Western and Eastern sides of the island of Hispaniola; Boyer presided over the unification of Haiti and the Dominican Republic, but the DR chafed under the economic burden of the debt to France.

Debt cancellation by the IMF, World Bank, and the US has been underway since 2009. See the BBC article on the most recent pledge, by the finance ministers of the G7 nations–Canada, the U.K., the U.S., France, Germany, Italy, and Japan–to cancel Haitian debt:

http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/8502567.stm

Pledges and follow-up can be entirely different beasts. As Paul Farmer, founding co-director of “Partners in Health” (Zanmi lasante), recently noted, “Despite $402 million pledged to support the Haitian government’s Economic Recovery Program [in April 2009] … as of yesterday we estimate that 85% of the pledges made last year remain undisbursed…. [we don't need more pledges] We need a reconstruction fund that is large, managed transparently, creates jobs for Haitians, and grows the Haitian economy. We need a reconstruction plan that uses a pro-poor, rights-based approach far different from the charity and failed development approaches that have marred
interactions between Haiti and much of the rest of the world for the better part of two centuries.” – Dr. Paul Farmer, U.N. Deputy Special Envoy for Haiti January 27, 2010

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Fò nou raple kesyon souverennte alimentè a an Ayiti. Kouman eske tou zefò soulajman e rekonstriksyon pral afekte agrikiltè yo? Peyizan yo bezwen wout, yo bezwen aksè ladwane, yo dwe transpote prodwi yo pou vann sou mache entenasyonal yo. Si Ayiti “tounen restavek nan zafè manje,” si “vant Ayiti sou kont vwazen,” ayisyen yo ap kontinye kite tè a pou rete nan kondisyon danjerè yo an vil.

Nou ka li yon blog agwonòm nan sit sa a:

http://www.alterpresse.org/spip.php?article7073

“Sou zafè souverennte alimantè

Ayiti te yon peyi souvren nan zafè manje. Peyizan ayisyen te toujou pwodui manje ki nouri tout popilasyon an. Peyi a te menm konn voye vann manje ak anpil lòt pwodui agrikòl nan peyi etranje.

Ayiti te konn voye vann pwodui òganik, pwodui ki bon pou lasante. Jounen jodia, peyi a tounen restavèk nèt nan zafè manje. Nou achte 80 pousan diri nou manje nan peyi etranje, alòske nou genyen kapasite pou pwodui ase diri pou nouri tèt nou epi pou jwenn dekwa pou nou ta voye vann nan peyi etranje.

Vant nou depann jodia de manje pèpè tankou zèl kòdenn, zèl poul, poul pouri, pwason pèpè ak tout lòt kalite pwodui pèpè k ap ravaje sante nou.

Jounen jodya, nou pèdi abitid alimantè nou ki te fè idantite nou kòm pèp. Gen ayisyen ki pa vle manje diri peyi ankò. Peyizan pa vle manje mayi moulen lakay yo ankò. Konbit pa fèt ak gwo chodyè mayi moulen ankò. Olye nou manje tchaka, chanmchanm, doukounou, akra, anpanan, tonmtonm, tayo mazoubèl, tayo djannankou, lam veritab, labapen, yanm, patat, manyòk, bannann etsetera, nou pito manje pen, espageti, makaroni. Olye nou fè manje ak diten, fèy bazilik, nou tonbe nan aksan, nan magi, nan switi k ap pote tout kalite vye maladi nan kò nou.

Jounen jodia, vant nou sou kont vwazen. Se vwazen ki vann nou yon milyon ze chak jou, 84 000 poul blanch chak jou. Se li ki vann nou sitwon, kokoye ak tout lòt kalite pwodwi.”

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The ISPAN (Institut de sauvegarde du patrimoine national, or Institute for National Historic Preservation) has issued a detailed, and devastating, report on the impact of the earthquake in Haiti, which you download here.

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Here is a video of the Haitian group Boukman Eksperyans singing their celebration of the tradition of revolutionary struggle in Haiti.

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