Archive for category Racism

Jamel – Immigration, Front National, et Journalistes

Dans cette interview, Jamel Debouzze (l’un des meilleurs humouristes français contemporains) répond à quelques questions.

“(…) Mais après j’ai compris que c’était un vote contestataire, en fait c’était plus pour dire autre chose (…) dire non à la politique et au système plus que pour dire non aux immigrés et aux étrangers. C’est pas vrai, la France n’est pas raciste(…) Elle est conservatrice, comme je l’ai dit souvent, c’est une vieille dame, Elle a peur un peu, il faut La rassurer.”

“Ce qui me fait peur par contre, je vous l’avoue, c’est le traitement de l’info. Les JTs me font flipper de plus en plus.”

“Il est indispensable de s’ouvrir, de se mélanger pour grandir.”

http://youtu.be/Sjk-Z4nt938

Exclusion sociale: un produit de l’urbanisme française?

Je suis tombé sur cet article hier en naviguant Facebook. Après l’avoir lu, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer sa pertinence aux plusieurs sujets dont nous avons discuté tout au long du semestre. L’intégration (ou le grand manque d’intégration) des immigrants en France est en particulier au centre de l’article écrit par une Américaine qui avait observé en personne les insuffisances du développement des banlieues. Elle parle de l’échec constant de l’Etat et des urbanistes françaises à répondre aux problèmes concernant la population immigrantes : le racisme, le chômage et le modèle inefficace de laïcité. Mais au lieu d’une analyse répétitive sur les banlieues des grandes villes comme Paris ou Marseilles, elle nous révèle à Val-de-Reuil.

Située dans le nord-ouest du pays et près de Rouen, Val-de-Reuil est « one of nine New Towns built in the 1960s and ‘70s to address overcrowding in France’s largest cities… [et] has replicated many of the problems it was intended to solve. » Ces « problèmes » dont l’écrivaine écrit sont les mêmes susmentionnées qui imprègnent la plupart des banlieues en France. Construite initialement à être autonome et dépourvu des problèmes d’exclusion sociale et politique, Val-de-Reuil « embodies a central irony of French urban planning policy ». L’écrivaine ajoute aussi dans son article des évènements comme les émeutes en 2005 et la loi sur la burqa implémentée en 2011 pour renforcer la division grandissante entre l’Etat et les citoyens français.

Quand on prend en considération l’agitation très courante parmi ces régions, le bilan est dans l’ensemble négatif : la politique du logement n’est pas en mesure de réduire la ségrégation résidentielle ; la politique du marché urbain qui est responsable d’établir des zones franches urbaines dans les quartiers pauvres soulève des nombreuses controverses ; les zones d’éducation prioritaires ne progressent pas. Il est assez triste parce que les jeunes immigrants en France, selon moi, ont en général des attentes élevées de l’Etat. Mais de l’autre côté, ils sont les victimes de l’exclusion social et de la discrimination raciale. C’est une contradiction entre ces attentes qui sont liées aux valeurs du modèle d’intégration, et la réalité sociale qui conduit à la frustration chez les jeunes. Cette question est une à laquelle je continuerai à réfléchir pour longtemps: Est-ce que la population immigrante en France si différentes qu’elle ne peut pas coexister et coopérer avec la population française?

La polygamie à la française?

http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/12/01003-20121112ARTFIG00457-broadwell-une-femme-ambitieuse-et-sportive.php

J’ai trouvé cet article intéressant parce que traditionnellement les Français ont des opinions vraiment diffèrent que les Américains notamment vers les relations amoureuses hors le mariage. On pense à François Mitterrand et le fait que sa femme et sa maitresse ont été côté à côté aves les enfants légitimes et illégitimes à son enterrement. (On peut voir les photos dans ce site : http://iconicphotos.wordpress.com/2009/10/16/mitterands-funeral/.) En plus, j’ai entendu que beaucoup des français n’ont pas compris le scandale autour de Bill Clinton et Monica Lewinsky.
C’est pour cette raison que j’étais attiré par l’article sur Paula Broadwell et David Petraeus. Je penserais qu’ils ne s’occuperont pas de ça. Mais, en lisant l’article j’ai pensé au sujet de la polygame dont on a beaucoup parlé. En approchant les nouvelles de la perspective française comme ça, je pense que le problème n’est pas la relation amoureuse, mais le fait qu’elle a exposé la relation pour sa jalousie. Le Figaro demande : « Comment cette experte en antiterrorisme, qui a visité plus de 60 pays et s’astreint à une hygiène de vie irréprochable, a pu envoyer des mails de menace à une femme qu’elle considérait comme sa rivale ? » comme si le fait qu’elle est elle est éduquée, bonne, et respectable implique sa discrétion.
Je n’ai pas lu beaucoup sur ce sujet des nouvelles américains, mais j’imagine qu’ils ont des autres foyers. Je sais au moins que les américains s’intéressent plus au général tandis que les français s’intéressent plus à la maitresse. Ça me dévoile que même si les français soutiens qu’ils sont contre la polygamie, il n’est pas simplement noir et blanc. Il y a des façons spéciales de la faire, et il faut suivre leurs règles.

Par Judith Duportail
Mis à jour le 12/11/2012 à 14:50 | publié le 12/11/2012 à 13:20

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Et qu’est-ce qui se passe si l’on définit la race et la religion ?

Dans son livre, Why the French Don’t Like Headscarves, John R. Bowen explore le thème de la laïcité à travers le voile.  En lisant son œuvre, je me suis demandée dans le troisième chapitre pourquoi  les recenseurs ne peuvent pas demander des questions sur la foi ?  Je comprends que le concept de la laïcité est axé sur la séparation entre la religion et l’État et que l’évolution du concept a résulté avec le but du traitement égal des toutes les religions (au moins hypothétiquement), mais est-il possible que le problème avec la France et ses religions vient du fait qu’elle « ne reconnaît pas la religion » d’une certaine manière ?

 

On a déjà découvert en classe (et avec des liens entre Le Ventre de l’Atlantique et Soccer Empire) qu’il y a cette notion qu’on ne peut pas être en même temps un membre de la France et d’un autre pays (avant une colonie de la France).  Premièrement, le problème avec cette question commence avec la difficulté d’adresser le fait que la Constitution française ne reconnaît pas la race.  Ce conflit pose des problèmes parce que si l’on ne définit pas la race, comment est-ce qu’on pourra commencer à aborder la solution d’une question de race ?  Indépendamment de cette réalité, les personnes qui décident d’immigrer en France trouvent des obstacles qu’entravent l’intégration des cultures et des sociétés.

 

Donc, comment est-ce qu’on peut parler de la laïcité en France quand les populations religieuses sont des estimations inexactes ?  Pourquoi restreindre la liberté à dire votre religion (à travers les enquêtes) ?  A mon avis, cela peut encourager les gens à ne pas parler ouvertement de leur religion—une marge de manœuvre pour les problèmes.

L’extrême droite et le “racisme anti-blanc”

 

J’ai trouvé un article dans Le Monde qui est très intéressante compte tenue des thèmes de racisme et immigration qu’ont a exploré jusqu’à maintenant dans la classe, surtout en parlant de Diome et du livre du Prof. Dubois. L’article s’agit d’une technique utilisé par les politiciens de l’extrême droit en France: celle d’appeler les gens de couler “anti-blancs” – c’est à dire une espèce de racisme à l’envers. Le politicien nommée dans l’article est Le Pen, qu’ont à déjà discuté en classe, et qui est aussi nommé dans le livre du Prof. Dubois. Cette rhétorique est un outil pour discréditer les efforts des organisations contre le racisme, comme par exemple SOS racisme. Je suis d’accord avec le ton de désapprobation de article; selon moi cette argumentation de racisme à l’envers va seulement augmenter l’écart entre les citoyens blancs (aussi connais comme “Français de souche”) et les personnes de couler en France. Une image comme cette ici (dans l’article Le Monde):

va seulement créer tension, aggraver l’antagonisme dans les banlieues. Les efforts d’assimilation vont être encore plus difficiles avec cette conflit.

Quand même, cette idée de racisme à l’envers n’est pas nouvelle. Ici aux États-Unis on l’entends aussi, surtout dans les critiques de “affirmative action.” Au même temps, je ne pense pas que ici on associe cette idée à l’extrême droite comme en France; peut-être parce que personne n’a fait une campagne active comme Le Pen autours de cette idée.

L’article est ici:

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2012/09/26/comment-lextreme-droite-a-fait-du-racisme-anti-blanc-une-arme-politique/

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Un quota discriminatoire dans le foot ?

J’étais très intéressée dans la discussion de Le Pen en classe la semaine dernière. Sa réaction à l’invasion du stade des Algériens m’a frappé comme raciste et plutôt incroyable dans la société actuelle. Quand je recherchais plus le rapport entre Le Pen et le football, j’ai trouvé un article de mai qui présente un autre débat autour du monde du foot.

« Quotas dans le foot : la Fédération française dans l’embarras » s’agit d’un issue scandaleux de la Fédération Française de Football (la FFF). Il y a quelques mois, le journal Mediapart a accusé la FFF d’ayant un quota discriminatoire pour prévenir une abondance de joueurs « noirs » et « arabes » dans les centres de formation et les école du foot en France. Les dirigeants de la FFF nient l’existence d’un quota, mais ils reconnaissent le problème des joueurs enseignés dans ces centres de formation qui quittent la France pour jouer dans les pays africains. Le quota présumé vise en particulier les joueurs ayant la double nationalité.

Le sélectionneur de l’équipe de France de football, Laurent Blanc, est en faveur d’un quota comme cela. Il est concerné que les joueurs ayant la double nationalité vont se forment dans les programmes de France mais vont changer leurs nationalités pour jouer dans un autre pays. Il voit ce système comme un gaspillage des ressources de la France. Il constate :

« Moi c’est pas les gens de couleur qui me posent un problème. C’est pas les gens de couleur, c’est pas les gens nord-africains. Moi j’ai aucun problème avec eux. Mais le problème, c’est que ces gens-là doivent se déterminer et essayer qu’on les aide à se déterminer. S’il n’y a que des – et je parle crûment – que des blacks dans les pôles (de jeunes) et que ces blacks-là se sentent français et veulent jouer en équipe de France, cela me va très bien. »

Que pensez-vous ? Un quota limitant la quantité de joueurs ayant la double nationalité serait-il raciste ? Injuste ? Ou justifié par un désir des joueurs loyaux à la France ?

Le Foot, la politique, et les tensions

J’ai lu un article très intéressant qui discutait la relation entre le foot et la politique française—un sujet parfait pour partager sur ce blog. L’article, qui apparaît dans The Economist en 2010, explore le drame de l’équipe française pendant le Mondial cet été. Essentiellement, un joueur a critiqué l’entraineur et il a été puni. En réponse à cette action, les autres membres de l’équipe ont refusé d’entrainer pour le prochain match. Naturellement, les médias français ont exploités ce drame à fond, et le peuple était horrifié. Même le président, Nicolas Sarkozy prenait part de ce drame. L’ampleur de la réaction au drame montre l’importance du foot en France. Président Sarkozy a convoqué une réunion pour discuter la crise et plusieurs d’autres officiels du gouvernement ont fait des commentaires sur la crise—ça nous montre la liaison entre le foot et la politique française. Dans ce cas-ci, le drame nous oblige à considérer des tensions qui existent dans l’équipe—des tensions raciales et religieuses. Ces tensions sont le résultat du fait que les joueurs de l’équipe sont des races et des religions différentes. Il est possible que ces tensions aient contribué au drame. De plus, l’équipe est un microcosme de la société française, qui est rongée par les mêmes tensions. Je trouve la relation entre le drame et les tensions particulièrement intéressant parce que nous avons discuté beaucoup de ces tensions dans notre cours, et nous sommes en train d’étudier le rôle du foot dans la France. Finalement, c’est important de juxtaposer cette crise avec la victoire française dans la Coupe du monde en 1998. On voit que, d’un côté, le foot peut ternir des réputations et révéler des tensions entre l’équipe et la nation. De l’autre côté, le foot peut être merveilleux et peut unifier l’équipe et la nation. C’est clair que le foot n’est pas simplement un sport en France ; c’est un phénomène qui nous raconte beaucoup de la société française.

http://www.economist.com/node/16438717

Un Changement d’Attitude

En lisant « Soccer Empire », je m’intéressais aux pensées des gens en référence aux deux buts que Thuram a marqués pendant le coup du monde en 1998. Comme Dubois a dit, les immigrés en particulier ont vu la victoire comme une victoire politique. « the celebration was a vindication…many other celebrants had already experienced Thuram’s goals as a fundamentally political act, one that extended to them a kind of citizenship previously denied them. » (129). Pour les immigrés, la victoire n’était pas seulement pour la France mais pour leur ancien pays aussi. Ils avaient une reconnaissance qu’ils étaient officiellement des citoyens de France maintenant.

Cependant, je voudrais savoir si les français natals ont vu le match dans une manière similaire. Certainement, les immigres ont considéré le match comme une victoire pour la lutte contre racisme et le FN, mais je ne sais pas si les français ont vraiment changé leur opinion de la situation des immigrés à cause du match. Que pensez-vous ?

La Divergence

Je trouve intéressant l’idée de la divergence qui est présente dans notre lecture cette semaine—celle entre la société française et la société américaine, et celle entre les valeurs française et la réalité française. Premièrement, il est intéressant de comparer la société française avec la société américaine parce que à première vue ils semblent très similaires—ils sont les démocraties, chacun a joué un rôle central dans la création des droites humaines, et ils sont historiquement des amis. Cependant, quand on les examine plus profondément, on trouve qu’ils ont plusieurs perspectifs différents. Par exemple, nous avons discuté en classe les notions différentes des groupes minoritaires en France et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, les minorités peuvent garder leurs propres cultures tandis qu’elles assument l’identité américaine. En fait, les cultures des minorités influencent souvent l’identité américaine, qui est toujours en évolution. En France, les Français demandent que les minorités perdent leurs propres indentés et prennent « l’identité française ». Les articles d’Achille Mbembe nous montrent que cette attitude peut contribuer à l’existence des préjugés contre les groupes qui n’acceptent pas rapidement cette identité française. Nous avons donc une autre divergence intéressante : celle entre les valeurs françaises et la réalité qui existe en France. Malgré le fait que les Français ont aidé de créer le concept de l’égalité, beaucoup de minorités, en particulier des immigrés, sont marginalisées dans la société française. Ainsi, la lecture renforce une idée principale de Le Ventre de l’Atlantique : en fait, pour les groupes marginalisés, la France n’est pas un paradis ; au lieu, elle a les inégalités comme les autres sociétés du monde.

La race et les mots

Une idée qui m’a frappé dans les articles d’Achille est la notion de la puissance du langage. Dans « La République et sa Bête » il dite «Or, a partir du moment ou l’on définit la banlieue comme habitée non par des sujets moraux a part entière, mais par une masse indistincte que l’on peut disqualifier sommairement (sauvageons, racaille, voyous et délinquants, caïds de l’économie parallèle)…la tentation est grande de vouloir appliquer, aux catégories les plus vulnérables de la société française, des méthodes coloniales tirées des leçons de la guerre des races. » Même si le mot « racaille » n’est pas littéralement raciste, l’usage des mots qui suggèrent la différence et l’inégalité renforcent symboliquement la puissance de l’état contre une population qui est implicitement identifiée comme inferieure. Et le problème en France n’est pas limité aux immigrés illégaux – les vrais citoyens français, nés dans la métropole, sont marqués par les mots de différences qui provoquent le ressentiment. Dans un pays où le gouvernement ne reconnaît pas « la race » comme une catégorie valable, il existe les structures sociales et politique qui marginalisent les non-blancs. C’est plus facile de discriminer quand on ne se sent pas coupable. En plus, car la nationalité française est basée sur le droit de sang et pas le droit de sol, une famille qui est appelée « immigré » peut être perçu automatiquement comme non-francais.

Un bon article de lire à ce sujet est « France : the riots and the Republic » de Graham Murray. Nous avons le lu dans mon cours de « Black Europe. » On peut l’accès à travers le site de Duke Library. Dans ses articles, Achille discute la « palestinisation » des banlieues. Murray fait une comparaison similaire :

“There is, at best, a strange coyness – an evasiveness – with regard to how to describe the ethnic minorities in France…the establishment shies away from appellations which might promote any sense of a community identity other than that of the French republic itself. … Ambiguous and patronising anachronisms in the vein of ‘les personnes issues de l’immigration’, ‘les jeunes des quartiers difficiles’, or even ‘les personnes de couleur’ appear to be more acceptable terminology. If this reluctance to speak clearly and accurately about ethnic minority communities is at best coyness, it is at worst a deliberate negation of their very existence. Not exactly on the level of Golda Meir’s ‘there is no such thing as a Palestinian people’ but more a collective denial that France has become, de facto, a multiracial society.”