Archive for category Music

Coupé Décalé: l’immigration et le foot

Le coupé décalé est un genre musical ivoirien conçu au sein de la diaspora vivant en France au début des années 2000s. Il a très rapidement été adopté dans les cercles Africains et s’est imposé sur les pistes de danses. Étant donné son origine urbaine (plus précisément dans les boites de nuits), le coupé décalé est associé aux DJs. Ci-dessous, j’ai inclus quelques vidéos.

Le mouvement à été créé par Douk Saga et la Jet Set. La première est l’un des plus anciens clips et a été réalisé à Paris. La seconde a été enregistrée durant une prestation sur le plateau d’une des plus importantes émissions musicales de la télévision publique (Tempo).  Durant les premières minutes de la troisième vidéo, vous pourrez reconnaitre l’un des Ivoiriens les plus célèbres en train de danser le coupé décalé. La toute dernière vidéo présente le Konami, une variante du coupé-décalé où le danseur mime des gestes de foot (dribble, amorti, coup de tête…)

http://youtu.be/TwBJ8_V0_TE

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Coup de Boule

Le coup de boule de Zidane, un joueur français dont les parents sont algériens, est un acte qui m’intéresse fort, et c’est beaucoup discuté dans l’onzième chapitre de Soccer Empire par Laurent Dubois.

Ce coup se passait dans le match final du Coup du Monde de 2006, quand la France jouait contre l’Italie. Un joueur de l’équipe italienne, Materazzi, a jeté des insultes à Zidane, qui les a ignorées au début mais puis y a réagi en donnant un coup de tête dans la poitrine de l’Italien. Pour ce petit acte de violence, Zidane a terminé sa carrière en recevant une carte rouge. Il est possible que son absence du match après ce coup a directement causé la perte de la France contre l’Italie.

Le coup peut se voir ici :

Il y a plusieurs opinions tenues au sujet de ce coup. Il y en a au droit qui considéraient cet acte une démonstration de l’infériorité des gens des banlieues nés des parents immigrés. Ils criaient à Zidane après l’événement, « Ciao, voyou ! (Soccer Empire, p. 253) » Il y a d’autres qui pardonnaient à Zidane parce qu’ils le comprenaient ou parce qu’ils pensaient qu’il avait le droit de se défendre. On regardait le coup comme un moment où l’honneur de l’individu et la défense de la dignité deviennent plus importants qu’un match.

Soccer Empire présente aussi l’acte comme une chute du statut d’un dieu. Mais Zidane n’est pas tombé dans l’enfer ; au lieu, il est tombé jusqu’au niveau de devenir un homme, ou bien un héros. Même s’il a peut-être perdu le match pour la France, il a fait quelque chose qui parlait à tous qui avaient expériencé des insultes similaires. Ce coup est de quelque manière fêté comme un type de victoire alternative.

Voici la chanson qui est apparue bientôt après la fin du match et qui est devenue extrêmement populaire :

C’est une chanson trop entraînante qui donne l’impression de célébrer. Vous pouvez lire quelques paroles ci-dessous :

Attention c’est la danse du Coup de Boule!
Coup de Boule, Coup de Boule !

Zidane, il a frappé, Zidane, il a tapé !

Le rital, il a eu mal,
Zidane il a frappé,
l’Italien ne va pas bien,
Zidane il a tapé,
L’arbitre l’a vu à la télé,
Zidane il a frappé,
Mais la coupe on l’a ratée,
On a quand même bien rigolé !

Le rap en France

LeMonde a un article intéressant ici concernant le rap en France.  Le group de rap qui s’appelle « 1995 » s’est fait connaitre très vite à cause de l’internet.  Les six membres du group habitent dans une banlieue au sud de Paris.  Ils n’ont pas de maison de disques ou des affiches.  Cependant, ils sont devenus populaires après avoir mis des clips vidéo sur YouTube.  Le groupe utilise les outils de la nouvelle technologie pour vendre des disques et pour vendre des places de concerts.

Ca m’étonne que maintenant on n’ait pas besoin de maison de disques pour distribuer la musique.  En plus, je pense que cette forme de vendre la musique changera la culture du rap en France.  Les artistes comme le group « 1995 » qui vient des banlieues ont l’opportunité maintenant d’avoir du succès.

 

 

Arrête-moi si tu peux par Tunisiano

Voici un beau rap tunisien qui parle de la révolte contre une autorité injuste:

Le musicien, Tunisiano, a créé cette chanson pendant le printemps arabe, quand beaucoup de la société arabe protestait la corruption gouvernementale, les violations fréquentes des droits de l’homme, la pauvreté, et le chômage.

Il s’adresse principalement au gouvernement tunisien, lui disant avec son titre, « arrête-moi si tu peux ! », ou plutôt menaçant, « est-ce que tu oserais m’arrêter ? » Il insinue qu’essayer de l’arrêter serait inutile parce qu’il peut mourir ou être mis en prison, mais rien n’arrêtera le pouvoir de sa musique, chantée en français pour que beaucoup du monde puisse l’écouter. Il avertit, « ils m’arrêterons quand je l’aurais décidé, ils ont l’intention de me lessiver, [mais] un doigt sur la gâchette je ne reculerais pas, j’envoie cette cassette d’une cellule dont on ne s’évade pas. »

On voit dans la chanson le thème de la liberté d’expression, ce qui veut dire la liberté de dire n’importe quelle vérité : même celle d’une autorité corrompue. En Tunisie, Tunisiano est un « bandit par vocation » dont l’autorité aimerait « mettre fin à l’ascension », tout à cause du fait qu’il montre des vérités au monde.

Malgré la réalité de l’oppression du gouvernement, cependant, il soutient pour lui-même et aussi pour ses compatriotes que « vos lois me proie, mais je suis libre ! » Ses paroles électrisantes donne du pouvoir aux écouteurs.

Vous pouvez lire les paroles complètes ici : http://www.paroles-musique.com/paroles-Tunisiano-Arrete_Moi_Si_Tu_Peux-lyrics,p48813

Ce rap nous rappelle de ce lien affiché par Professeur Dubois. C’est une discussion par David Peisner au sujet de la plus grande popularité du rap révolutionnaire en Tunisie après le commencement du printemps arabe. Ce type de rap, il dit, devient « à la mode, » même. Je le crois bien ; quand je cherchais de la musique tunisienne à Youtube, je ne trouvais que du rap révolutionnaire !

Bassekou Kouyate Listening Session

Jeudi dernier, j’avais la chance incroyable d’écouter Bassekou Kouyaté parler et jouer au Pinhook.  Même si je ne savais pas son propre musique, j’adore la musique d’Ali Farka Touré (il est un de mes guitaristes préférés) et de Toumani Diabaté, et je savais que Bassekou avait joué et fait des albums avec les deux.  La performance au Pinhook était absolument extraordinaire et je n’ai pas déçu!  Pour tous ceux qui ne pouvaient pas assister à la session d’écoute, j’ai mis une vidéo dessous.  Bassekou est un maitre de ngoni et vous ne voulez pas manquer !  (Aussi, si vous n’avez pas écouté la musique d’Ali Farka Touré, vous devez obtenir leur album Ali & Toumani.  Je l’ai écouté presque tous les jours pendant l’année passée.  Il est formidable !)

J’ai trouvé ses idées sur l’importance de la culture Malien sur sa musique très fascinant.  Il a dit que sa musique était inspirée par cela de son père et son grand-père aussi.  Mais, il notait rapidement qu’il écoute tous les types de la musique et qu’il obtient beaucoup des idées d’être ouvert à la musique des autres musiciens dans la scène locale dynamique.  Je ne savais pas que le Mali était un foyer de la musique en Afrique de l’ouest, mais Bassekou expliquait comment beaucoup de musiciens viennent de tous les pays africains à jouer leur musique.  Le mélange des cultures musicales africaines avaient aussi un grand impact sur la musique de Bassekou.

Bien que sa musique intègre des éléments de jazz, de blues et de rock, elle est toujours ancrée sur les racines maliens et des sons et échelles uniques à l’Afrique de l’ouest.  Pourtant, je ne suis pas en accord avec lui que la scène musicale au Mali continuera d’etre aussi traditionnel comme il croit.  J’avais parlé avec des nombreux musiciens népalais et ils m’ont dit que la culture occidentale est devenue de plus en plus importante.  En fait, la musique occidentale est aussi importante que la tradition népalaise dans la scène aujourd’hui.  Étant donné que Mali a une culture musicale particulièrement riche, il sera un endroit beaucoup plus viable pour les artistes occidentaux.  Bien que cela soit un processus lent, l’occidentalisation de la musique malienne se passera.

Enfin, j’étais aussi fasciné par les histoires sur des griots qui sont des conteurs qui livraient l’histoire et les traditions orales à travers la poésie, le chant, et la musique.  Bassekou semble d’identifier comme un griot moderne et il est très évidente qu’il est très fier de transmettre les traditions orales au reste de la société et globalement d’être un dirigeant dans la communauté.

 

Bassekou Kouyate!

This week Duke will have the pleasure of hosting Bassekou Kouyate, a master musician from Mali, for several events. The first is a free listening session at the Pinhook in Durham at 6:3o on October 13th, where I along with Achille Mbembe will speak to Kouyate about his music, and the broader traditions of West African music it is in dailogue with.

On Friday the 14th, Kouyate will be performing at Reynolds Auditorium at the Bryan Center. This promises to be a terrific show. You can see Kouyate performing live in the video below.

The instrument Kouyate plays, the ngoni, is one of a series of West African instruments that provided the inspiration for the American banjo, an instrument developed by enslaved people on the plantations of the Caribbean and North America beginning in the 17th century. Kouyate was featured in a recent film by Bela Fleck on his journey to discover the roots of the banjo in Africa, Throw Down Your Heart. There will be a screening of the film on Wednesday, October 12th, at 7 p.m. at the Carolina Theatre, followed by a discussion of the film by me and UNC Professor Phil Gura. Gura is the author of a wonderful book about the banjo called America’s Instrument.

He has also toured with Bela; you can see one of their joint performances in the video below.

Haïti sous les Duvalier (1957-1986)

Hors du sujet du tremblement de terre, la seule place dans les médias où j’ai trouvé de l’information sur Haïti (quand je ne cherchais pas) était une chanson par Arcade Fire.  Cette chanson s’appelle « Haïti ».  Le groupe canadien, Arcade Fire, la chante alternativement en anglais et en français pour que tout parleur, soit anglais, soit français, comprenne une portion de la chanson.

Le sujet de cette chanson n’est pas la Révolution Haïtienne – c’est le régime récent des Duvalier.  Le premier Duvalier, François Duvalier ou « Papa Doc », était président (ou plutôt dictateur) d’Haïti pendant les années 1960.  Son fils, Jean-Claude Duvalier ou « Bébé Doc », le suivait comme président jusqu’à 1986.

Sous les Duvalier, Haïti souffrait affreusement.  Les Duvalier obtenaient leurs fortunes souvent de manières illicites, par exemple en volant de l’argent donné au peuple par les organisations humanitaires.  Puis, chacun qui s’opposait au régime serait tué.  Les droits de l’homme, comme la liberté, la sécurité, et la propriété, étaient violés par le gouvernement.  Beaucoup de gens fuyaient du pays, surtout l’aristocratie (qui était principalement mulâtresse), et le résultat était un « brain drain » (une fuite des cerveaux), ce qui continue à nuire au pays aujourd’hui.

François Duvalier était élu sur une plate-forme électorale de « black nationalism », ce qui est lié à l’idée d’enlever toute influence européenne, surtout française, et oppressive.  Il encourageait activement la fuite de l’aristocratie mulâtresse.  Mais en faisant ça, il devenait lui-même l’influence oppressive, la violation des droits de l’homme.  Souvenons-nous du nom du chapitre de Lynn Hunt :  « There will be no end of it. »  Cette phrase peut dire non seulement que les droits de l’homme continuent, en général, à s’étendre, mais aussi qu’ils continuent à être de temps en temps attaqués.  Même aux pays où se trouvaient les plus grandes défenses des droits de l’homme, comme la Révolution Haïtienne, on court le risque de les perdre.

Sources:
Wiki sur François Duvalier
Wiki sur Jean-Claude Duvalier
Article de CNN sur les charges contre Jean-Claude Duvalier

Vieux Farka Toure at Local 506 in Chapel Hill this Thursday

This is shaping up to be a terrific fall for West African music here in the triangle. We’ll have Bassekou Kouyate at Duke Performances later in October, but before that Vieux Farka Toure, the son of legendary Malian guitarist Ali Farka Toure, is performing at Local 506 in Chapel Hill. One of the opening bands will be the local Diali Cissohko & Kairabe, which features kora and West African drumming. It promises to be a terrific show.

L’influence du Banjo aux Etats Unis

En explorant un peu plus la visite du Don Vappie que j’ai beaucoup aime, j’ai trouve quelques vidéos qui pouvait vous intéressent. La première est un clip d’un documentaire qui s’appelle « Le Banjo Project. » Don était un contributeur de cette vidéo. Ce clip explore un peu l’histoire de l’instrument et comment les origines du banjo étaient influencées par la race. Il incorpore la musique avec des citations et des entretiens des personnages connus comme Steve Martin et Mark Twain. Cette vidéo m’a aidé de mettre ce que M. Vappie a dit dans un contexte historique.

La deuxième vidéo est la musique de M. Vappie lui-même.

Ils ont le pétrole: les clichés dans la mentalité française

J’ai trouvé une chanson que je pense est assez intéressante. L’article « Les relations France- Algérie vues de la diaspora algérienne » parle de ce sujet de diaspora et la situation entre la France et l’Algérie.  L’article fait mention aussi du slogan officiel français, « Nous on n’a pas du pétrole… » Il y a un lien entre ce slogan et le chanson.  La première ligne de la chanson est « Ils ont le pétrole mais ils n’ont que ca. » La chanson parle des stéréotypes et les clichés qui sont prévalant dans la mentalité française.

Un article dit que cette chanson est « the political lullaby of France’s contemporary political elect spanning the entire spectrum from the extreme right-wing of Jean-Marie Le Pen, to the centre right of Nicolas Sarkozy (President of the Republic) , the “sub-human” Socialist from Montpellier — Georges Freche, the “sardonic” Socialist from Evry — Manuel Valls — t centre left to the Communist Mayor of Montfermeil — Robert Hue — also known as the bulldozing destroyer of Moroccan-owned homes and property.”

(http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=18154)

Ils ont le pétrole par Michel Sardou

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Ils ont le pétrole

Mais ils n’ont que ça.

On a le bon vin,

On a le bon pain,

Et caetera.

Ils ont le pétrole

Mais c’est tout.

On a les cailloux,

On a les bijoux,

On a les binious.

Ils ont les dollars

Et c’est bien.

On a les man’quins,

Les grands magasins,

Le Paradis Latin.

Ils ont les barils,

on a les bidons,

Mais pour boire,

où vont-ils ?

Chez Dom Pérignon.

Parc’qu’ils ont le pétrole

Mais ils n’ont pas d’eau,

Pas d’neige en montagne,

Pas d’huitres en Bretagne :

Que des sables chauds.

Pétrole on the rocks,

ça n’désaltère pas.

Evian sort des Alpes,

Pas du Sahara.

Ils ont le pétrole

Pour 30 ans.

On a du vin blanc,

Des blés dans les champs

Pour au moins mille ans.

Ils ont le pétrole,

Mais ils n’ont que ça.

On a des idées,

Un gaspy futé

Un Martel à Poitiers.

Ils ont les dollars.

C’est très bien.

Nous, des têtes de lard

De gaulois grognards

Et chauvins.

Cett’chanson s’adresse

A un brav’garçon

Qu’on appelle Altesse

Un ami d’pension.

Quand ton puits s’ra sec,

plus d’jus dans l’citron,

Plus personne à la Mecque,

Viens à la maison.

On boira mon vin

De bon cœur.

Tu mangeras mon pain.

J’demand’rai la main

De ta sœur.

Quand ton puits s’ra sec,

Viens à la maison.

On boira cul-sec

En vieux compagnons.

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