À mon grand plaisir, cette dernière partie de notre cours a été dédié au football. Après notre conférence le mardi et en lisant le livre du professeur Dubois, Soccer Empire, une chose est devenue très claire pour moi. Un sport avec cette influence si globale a le pouvoir d’attirer l’attention des gens. C’est une chose très puissante conclure que «More people watched the World Cup final than anything, ever. » Il nous semble presque humoristique, mais parce que c’est vrai, il met de nombreux autres thèmes et questions en lumière.

Il peut être vu comme une chose bonne ou mauvaise, mais la réalité est que le football a été politisé. En France, la composition raciale de l’équipe nationale française est utilisée comme un indicateur des relations raciales dans le pays. Un prêtre dans la banlieue a commenté que « The world cup is better than ten years of antiracist campaigning » (Dubois 164).

Le football a toujours été beaucoup plus qu’un simple match. Beaucoup du monde a été prompts à reconnaître le pouvoir du football et l’ont utilisé pour leur propre bénéfice. Il peut être quelque chose d’assez banal et léger, comme Messi de l’Argentine qui souhait un bon anniversaire à son maman après un but marqué pour Barcelone, un réclame des racines comme Thierry Henry qui montre sa fierté vers la Guadeloupe et les Antilles en général, un geste philanthropique comme le support de Messi pour le syndrome du X fragile, ou indigence vers des critiques comme celle d’italien Mario Balotelli et son chemise qui disait « Why Always Me ? »

Une grande partie du temps, cependant, il n’est pas les joueurs utilisant la puissance du football, mais les annonceurs, les entreprises et les politiciens. En fait, « Some joked at the time that the World Cup was less a France-Brazil match than an Adidas-Nike face-off. Many still consider the outcome of the game to be a result of corporate intervention on the field » (Dubois 148). De plus, des « Politiciens, affairistes, publicitaires et médias sont agrippés autour du football pour lui extraire une bribe de son gigantesque écho. Il est un espace trop convoité pour n’appartenir qu’aux seuls joueurs » (Dominique Rousseau).

Peut-être la façon la plus controversée de l’utilisation du football est politiquement. A l’apogée de l’empire colonial français, «Jules Rimet established the World Cup in 1930 and administrators and teachers in the colonies did what they could to spread the sport, seeing it as a perfect way to diffuse Western ideals among the colonized. » Ils ne pouvait pas contrôler le football cependant, et paradoxalement, ce « often became a vehicle for anticolonial protest » (Dubois XIX). La même chose est vraie aujourd’hui, car «political actors instrumentalize football at their peril, since what happens on the football field is dangerously unpredictable. It is not just that teams can lose as often as they win, dragging down the political symbols they are burdened with as easily as they elevate them »  (Dubois 19).

Un exemple récent d’une tentative de manipulation politique du football est en 2006 quand un certain nombre de politiciens allemands a exigé l’interdiction de l’Iran de la Coupe du Monde « in response to anti-Semitic comments from Iranian President Mahmoud Ahmadinejad. FIFA, world soccer’s governing body, announced it would neither ban Iran from this summer’s event nor get involved in political issues » (Sinico). Aussi en Allemagne, mais pas strictement au sujet du football, l’un des exemples les plus infâmes de la politisation du sport s’est produit au Jeux Olympiques d’été de 1936. «Hitler used the games as a chance to showcase the Third Reich and impress the world by improving Berlin’s sports facilities and making a show of the until-then modest Olympic tradition » (Sinico). Ceci est encore vrai aujourd’hui, car l’opportunité d’accueillir ces jeux internationaux, soit les Jeux Olympiques soit la Coupe du Monde, peut être très transformative pour un pays.

Comme on peut voir, « Politicians try to push themselves into the forefront in an attempt to get some of the shine of the event to rub off on them. You can see it by the number of politicians sitting in the stands » (Sinico).  Parfois, les politiciens font plus que seulement s’asseoir dans les gradins. Bien que le football ait, parfois, été utilisé de façon malsaine ou égoïste, il a également été utilisé pour célébrer et promouvoir la paix et la coopération. Le clip ci-dessous montre des politiciens qui jouent eux-mêmes dans un match qui commémorait la fin de la sanglante guerre civile au Liban. Pour eux, ce match était un “symbole de la paix retrouvée”

Un match de foot entre politiques pour lanniversaire de la guerre du Liban

On peut voir plus des déclarations de célébration t-shirt ici. http://www.goal.com/en/news/1717/editorial/2011/10/24/2725566/why-always-me-mario-balotelli-the-best-t-shirt-celebration

http://www.monde-diplomatique.fr/mav/39/

http://www.dw-world.de/dw/article/0,,1860503,00.html

Un match de foot entre politiques pour lanniversaire de la guerre du LibanIl ya même une page wikipedia à ce sujet !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Football_et_politique